LES SOULÈVEMENTS DE LA TERRE / LES GILETS JAUNES

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Le 29 juin 2021 commencer a Paris les actions du « GRAND PÉRIL EXPRESS », en lien avec la campagne « Des soulèvements de la terre ».

Du Triangle de Gonesse aux Jardins des Vaites, dans le bocage breton de Saint-Colomban, sur les terres paysannes de Haute-Loire, à Grenoble, Dijon, Rennes, Aubervilliers, Saclay, la bétonisation détruit aujourd’hui espaces naturels, terres agricoles et jardins populaires.

Le Grand Paris est à lui seul une catastrophe écologique, démocratique et économique. Il incarne tous les maux de notre société : accaparement des terres, destruction et bétonisation des terres agricoles et paysannes aux profits des grands industriels, corruption & déni démocratique, sans parler des atteintes irréversibles à la biodiversité.

Cette semaine d’action est coorganisée par Extinction rébellion et s’inscrit dans la campagne Les Soulèvements de la Terre initié début mars par un large ensemble de fermes, syndicats paysans, zads, associations et collectifs issus du mouvement climat. Une série d’actions d’occupation de terres menacées par le béton et de blocages d’industries responsables de l’artificialisation des sols est en cours depuis.

Dans une première partie d’émission, nous vous diffusons le montage d’un reportage réalisé le 29 juin lors de l’occupation du site de Lafarge au Port de Gennevilliers avec un entretien de plusieurs membres du collectif des soulèvements de la terre qui reviennent sur l’ensemble de cette campagne amorcé en mars à Besançon. Elle vise à fédérer des luttes pour la défense des terres en ville comme à la campagne et regroupe des collectifs locaux et des organisations nationales (la Confédération
paysanne, Extinction rébellion…).

L’action « grand péril express » de cette semaine visait l’industrie du béton (sites d’entreprises multinationales qui produisent le ciment et le béton qui servent à construire les infrastructures du grand paris qui asphyxient des centaines d’hectares et d’habitants en Île-de-France).

Dans une seconde partie d’émission, nous vous diffusons un montage des prises de parole du collectif des mutilés pour l’exemple qui avait lieu a la Parole errante. À l’occasion de la 6ᵉ assemblée des assemblées gilets jaunes qui se tenait à Malakoff une rencontre public ouverte à toutes et tous avait lieue parallèlement à la parole errante le 24 juin dernier.

Bonne écoute

Plus d’info sur :

https://lessoulevementsdelaterre.org/

https://laparoleerrantedemain.org/index.php/2021/06/26/le-village-de-lada-6/

LA COMMUNE DE PARIS / Episode 13

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À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Rendez-vous tous les jeudis de 12 h 30 à 13 h 30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam

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Dans ce 13ᵉ épisode, nous aborderons dans une première partie la déportation, le bagne, l’exil et le retour des Communard.e.s condamné.e.s par les tribunaux militaires de Versailles avec Laure Godineau.

La répression de l’insurrection parisienne aura duré près de 10 ans.

Elle se terminera par une amnistie votée par un pouvoir républicain « opportuniste », très loin de la République Sociale dont rêvaient les insurgées de 1871, et qui pose comme condition l’oubli de la Revolution.

En seconde partie d’émission, nous serons avec Alex membre de l’Assemblée contre les CRA, pour parler des prisons pour étrangers qui se construisent partout en France et en particulier au Mesnil-Amelot.

Vous entendrez aussi un extrait d’un reportage enregistré à la manifestation du 19 juin 2021, ainsi qu’un extrait du témoignage d’un retenu au CRA de Vincennes enregistré en mars dernier.

Pour plus d’infos retrouvez ici l’intégralité du reportage réalisé par l’Actualité des Luttes à la manifestation au Mesnil-Amelot.

Bonne écoute !

RENCONTRE GILETS JAUNE DANS LE MINERVOIS / QUELLE PLACE POUR LES PERSONNES ÂGÉES DANS NOS SOCIÉTÉS ?

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Un confinement serré https://lepoing.net/

Dans cette première partie d’émission, nous vous proposons l’écoute de la rencontre gilets jaunes qui se tenait en mai 2021 dans le Minervois. En octobre 2020, a eu lieu l’assemblée régionale gilet jaune Occitanie.

La longue séquence de la pandémie de covid-19 et ses conséquences : confinement, couvre- feu et autre ont eu des effets physiologiques et physiques important sur l’ensemble des générations. Quand n’ait-il pour les personnes âgées ?

C’est ce que nous allons entendre dans cette seconde partie d’émission, avec la parole singulière de Maurice résident dans la Drome, qui nous parle de son vécu en temps de pandémie et de restriction des libertés.

LA COMMUNE DE PARIS/ épisode 12

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À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Rendez-vous tous les jeudis de 12 h 30 à 13 h 30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam

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Dans ce 12ᵉ épisode, nous aborderons la répression légale qui suit le grand massacre de la Semaine Sanglante. Suite à la reprise de Paris, plus de 40 000 arrestations sont conduites par l’armée de Versailles.

Dans cette première partie d’émission, Nous parlerons avec Laure Godineau des conditions de détention, des procès et des peines prononcées par les tribunaux militaires qui jugent les communard.e.s.

En seconde partie d’émission, nous serons avec Nadia Menenger et en sa compagnie, nous reviendrons sur l’usage politique de la prison aujourd’hui, de l’extension et de l’alourdissement des peines et de la logique de contrôle social.

Nadia Menenger et une militante anti-carcérale, elle a créé l’émission de radio l’Envolée et quelques années plus tard l’émission de radio l’Actualité des Luttes. Elle a fait paraitre un ouvrage intitulé À ceux qui se croient libres, aux éditions de l’Insomniaque et prépare un nouveau livre, à paraître à la rentrée : La liberté ne se mendie pas.

Nous terminerons cette émission avec un extrait d’un reportage réalisé le 30 mai 2021 au le rassemblement national contre les violences et les injustices carcérales.

Bonne écoute !

INDE : UNE RÉVOLUTION EN COURS

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C’est en compagnie de Jacques Chastaing que nous allons passer cette heure d’émission, pour continuer à parler du soulèvement paysan en Inde.

En même temps que la Covid-19 étend ses ravages, en particulier à la campagne, dépourvue de structures de santé, de lits, de respirateurs, d’oxygène, de médecins, de médicaments, une colère monumentale et sans précédent à cette échelle s’est exprimée dans l’ensemble de l’Inde contre le régime de Modi le 26 mai 2021 dans tous les secteurs des classes populaires en s’organisant autour de la révolte des paysans.

UNE MOBILISATION HISTORIQUE POUR UN AUTRE MONDE

Ce 26 mai, au sixième mois d’occupation des portes d’entrée de Delhi, le soulèvement paysan animé par le SKM (Front Uni Paysan) coordination d’une quarantaine d’organisations paysannes, a appelé à une journée noire.

Il appelait à la mobilisation malgré l’urgence de la solidarité face au Covid qui occupe tous les bras et la nécessité de garantir la sécurité sanitaire dans des rassemblements qui de fait ne peuvent pas être de masse, en mettant des drapeaux noirs partout, sur les logements, les bâtiments administratifs, les entreprises, les mines, les commerces, les échoppes d’artisans, les voitures, les véhicules en tous genres et dans les rues.

L’objectif était d’exiger toujours que Modi annule ses lois anti-paysans et anti-ouvriers qui tuent la petite paysannerie, le monde du travail, le service public et les emplois pour la jeunesse mais aussi de dénoncer la responsabilité criminelle de Modi dans le carnage humain actuel du Covid en Inde et exiger des mesures rapides pour combattre ce fléau.

Le pays entier s’est couvert de noir y compris pour ceux qui travaillent avec des rubans ou badges noirs sur leurs vêtements, à l’exception en partie des deux États en proie au cyclone Yaas qui sévit ces jours-ci au Bengale occidental et en Odisha.

Toutes les colères du peuple indien se sont cristallisées autour de la gestion du Covid par Narendra Modi qui achève sept ans de son mandat au cours desquels il a multiplié les attaques contre les classes populaires, a complètement détruit l’économie par une privatisation effrénée où il a vendu toutes les entreprises comme les aéroports, les ports, les chemins de fer et d’importantes entreprises du secteur public au profit des capitalistes qui sont ses sponsors électoraux, Adani, Ambani en Inde mais aussi dans le monde Cargill, Walmart, Nestlé ou le français Dreyfus, supprimant des millions d’emplois pour la jeunesse indienne et aboutissant au désastre de probablement des millions de morts du Covid par défaut de structures de santé partout dans le pays et en particulier à la campagne.

Rakesh Tikait, un des leaders paysans parmi les plus populaires, a déclaré le 26 mai que la protestation des paysans était désormais devenue une lutte contre l’oppression, le fascisme et le capitalisme tandis que d’autres dirigeants paysans appelaient le gouvernement à faire ses valises.

C’est pourquoi Modi ne veut pas céder aux revendications des paysans car leur mouvement entraîne toutes les classes pauvres du pays bien au-delà des revendications paysannes, mais aussi toute la population indienne – et même la base policière pour qui le mouvement paysan demande de meilleures retraites contre les décisions du gouvernement – en exigeant la liberté de la presse, la lutte contre les effets du changement climatique et surtout en cassant dans la pratique et dans leurs objectifs, toutes les oppressions et les divisions de religions, de sexes, de couleurs de peau, de castes qui fondent le pouvoir de Modi et derrière lui du capitalisme en Inde… et ailleurs.

Le soulèvement paysan veut une Inde qui ne sert pas seulement les chefs d’entreprise, mais qui œuvre pour le droit de tous les citoyens indiens à l’alimentation, à la santé et à la liberté. Il veut non seulement une Inde où les agriculteurs obtiennent des prix équitables pour leur travail mais aussi un système entier pour le peuple, pas pour les profits de quelques hommes avides.

Et ce mouvement des paysans indiens a des revendications en Inde, mais aussi pour l’Asie, dénonçant les accords de l’Asean (association commerciale des pays d’Asie du Sud-Est aux origines anti-communistes), de la Chine, du Japon, de la Corée du Sud et de Singapour de novembre 2020, le plus grand pacte commercial du monde, qui feront considérablement baisser les prix d’achats de leurs productions aux agriculteurs et en amèneront de nombreux à la ruine, sans faire pour autant baisser les prix à la consommation, puisque le but est d’augmenter la marge de profits des trusts de l’agro-alimentaire.

Et comme illustration de ce qu’il veut, le soulèvement paysan et ses soutiens a montré dans les campements de protestation aux portes de Delhi où habitent depuis 6 mois plusieurs centaines de milliers de paysans, ouvriers, jeunes, étudiants, soignants, militants de tous bords, syndicalistes … En lointain écho des occupations des places Tahrir, Kasbah, Syntagma, Puerta del Sol ou Parc Zuccotti – qu’un nouveau type de société est non seulement possible, mais est en train de naître en même temps qu’une nouvelle économie basée sur la communauté et le don. Les campements offrent gratuitement de la nourriture, de l’eau, un abri, des soins médicaux et des vêtements à tous ceux qui en ont besoin. Ainsi, depuis six mois maintenant, de nombreux enfants démunis et pauvres des bidonvilles sont éduqués, soignés et nourris de la gentillesse des agriculteurs. Contre l’économie de la cupidité, les agriculteurs représentent un nouveau modèle de société basée sur la coopération et le partage. Aujourd’hui, chaque campement offre un espace commun pour parler, discuter, argumenter et surtout faire partie d’une nouvelle fraternité humaine. Ils ont créé un nouveau melting-pot d’espoir en ces temps Covid-19, quand plus de la moitié du pays est enfermée, sans emploi et affamée.

Aussi, cette journée du 26 mai 2021, très politique, a vu des milliers et des milliers d’effigie ou de mannequins de Modi, brûlés un peu partout en signe de ce que les paysans pensent de lui et de son monde.

Mais cette journée était aussi conçue pour envoyer un signal au monde entier pour dire que Modi qui tue les paysans et le petit peuple, tue plus que le virus, qu’il commet un crime contre l’humanité, en Inde, mais aussi ailleurs avec le risque d’extension du variant indien au monde, bref qu’il est nécessaire qu’il s’en aille maintenant et que la communauté internationale peut y jouer un rôle, elle qui se mobilise déjà pour les paysans, en tout cas dans les anciens États membres du Commonwealth où, contrairement à la France, la presse ne fait pas barrage aux informations venant d’Inde.

Les dix principaux syndicats ouvriers ont rejoint l’appel paysan au 26 mai, comme 12 grands partis, les principales organisations féministes, celles des jeunes et des étudiants, des Intouchables, des petits commerçants et artisans, des journalistes et intellectuels et 4 gouvernements d’États fédéraux également, le Bengale Occidental, le Tamil Nadu où de nouveaux gouvernements opposés à Modi viennent d’être désignés dans des élections où le sens du scrutin se faisait contre Modi, dans le Maharashtra où le parti au gouvernement vient de rompre son alliance avec Modi et enfin dans le Jharkhand dont le gouvernement est opposé à celui du BJP de Modi.

LE CARNAGE DU MANQUE DE MOYENS DE SANTÉ

Le mouvement du 26 mai avait déjà été précédé d’une grève nationale massive le 24 mai des personnels de santé de la campagne qui sont en lutte depuis le début aux côtés de paysans dénonçant leur manque de moyens humains et matériels, de vaccins, médicaments et exigeant des hausses de salaires.

Malgré les chiffres officiels d’un gouvernement qui nie toujours l’importance du nombre de personnes contaminées ou décédées, tous les témoignages qui remontent de partout décrivent une situation infernale.

Les trois quarts par exemple du village de Basi, pas loin de Delhi, 5 400 habitants, sont malades et 30 sont morts sur les trois dernières semaines, ce qui rapporté au pays ferait dans les 9 millions de morts en trois semaines. Bien sûr, les situations sont inégales suivant les régions et les villages – 400 000 villages seraient touchés sur 600 000 – et on ne peut pas calculer ainsi sinon pour donner une idée de l’ampleur du drame.

On compte par exemple aussi 9 morts en 7 jours dans le village de Afzal Nagar, 3 300 habitants, où chaque foyer compte au moins un malade, dans l’Etat du Bihar ; 20 morts en un mois à Larma, 3 800 habitants, toujours dans le Bihar.

Des familles entières disparaissent et des villages sont menacés, par ailleurs, s’il y a peu d’informations sur ce qui se passe dans les tribus (Adivasis, 100 millions d’habitants) abandonnées à elles-mêmes, tout porte à penser que certaines tribus sont fortement contaminées et que faute de moyens sanitaires, la mortalité y soit importante, menaçant peut-être l’existence même de certaines tribus

Selon le mouvement paysan qui a fait un recensement dans un certain nombre de villages, il faudrait compter 10 000 morts par jour dans le seul État de l’UttarPradesh (200 millions d’habitants), 127 000 personnes sont mortes dans les deux mois de mars et avril dans l’État du Madhya Pradesh (73 millions d’habitants) et le mouvement estime qu’il pourrait y avoir de 5 à 10 millions de morts pour le pays entier dans l’année si la situation ne s’aggrave pas.

Les témoins racontent que des milliers de cadavres dérivent sur le Gange, que d’autres sont sommairement posés sur les rives, que les chiens mangent les cadavres humains, tandis que les communes manquent de bois pour incinérer les morts et que les crématoriums étant débordés, il y en a partout, improvisés, aux abords des hôpitaux, dans les jardins, sur les parkings, les trottoirs… Des récoltes ne sont pas faites, des terres entières sont abandonnées parce que les paysans qui les travaillaient sont morts…

Mais tout cela n’est pas fatalité.

L’inde, bien qu’une grande puissance et la pharmacie industrielle du monde, le plus grand fabricant de vaccins et de médicaments génériques sur la planète, est le pays au monde qui consacre le moins d’argent à son système de santé publique : officiellement 1,25% de son PIB, mais plus probablement 0,34% bien en dessous de ce que font les pays les plus pauvres du monde.

Par ailleurs 78% des soins de santé en ville sont privés et 74% à la campagne. Il y a bien des hôpitaux, mais hors de prix, réservés aux riches. Les centres de santé issus de la période de décolonisation sont abandonnés, servent d’étables pour les animaux… Et les personnels de santé sont tellement mal payés que beaucoup démissionnent : 1/6e des travailleurs de santé a démissionné par rapport à l’an passé.

A ce drame sanitaire s’ajoute un drame alimentaire.

N’ayant pas les moyens de santé pour faire face au virus, le gouvernement a encouragé partout au couvre feu et au confinement.

Or 93% des travailleurs en Inde travaillent dans le secteur informel, de petits boulots, de la menuiserie ou la cordonnerie au travail de chantier du bâtiment, en passant par la vente ambulante de fruits et légumes dans la rue.

Au delà de l’absurdité criminelle d’un confinement pour un peuple qui vit dans la rue ou en grande partie dans des bidonvilles, le couvre-feu et le confinement font perdre leur travail et leurs revenus aux plus pauvres et à partir de là leur logement et toute possibilité de se nourrir. N’ayant pas de protections chômage, maladie ou retraite, ils n’ont plus rien.

Avec la fermeture de l’accès à la rue, en quelques semaines, ils ont perdu leurs maigres économies et ne sont plus en mesure de se nourrir ou de nourrir leurs familles.

Or cette seconde vague du virus s’ajoute à la première, en 2020, où on estime que 47% des femmes actives ont perdu définitivement leur travail (9% des hommes), 33% des jeunes de moins de 24 ans également ont perdu leur travail et n’en ont pas retrouvé et sont donc physiquement affaiblis, situation aggravée par une pollution atmosphérique terrible qui tue en nombre.

Aujourd’hui, le chômage officiel a déjà doublé en une semaine du 9 au 16 mai 2021 en passant de 7 à 14% en même temps que les prix bondissent.

La famine menace et si des États ont promis des distributions alimentaires de secours, à la date du 24 mai, rien n’était encore arrivé par exemple à Delhi et des manifestations ont lieu dans des bidonvilles, où habitent un tiers des indiens, comme par exemple à Bombay dans le Maharashtra, pour dénoncer l’abandon des habitants des bidonvilles.

800 000 travailleurs « migrants » qui viennent de la campagne et travaillent en ville et qui vivent de petits boulots ont déjà quitté Delhi dés les premiers jours de la seconde vague de Covid – et plus encore ensuite – pour tenter de survivre dans leurs villages d’origine et avant que les transports publics soient bloqués. Mais en voyageant entassés dans les pires conditions, les bus et trains se sont transformés en clusters et ont contribué à propager le Covid partout.

Comme le gouvernement n’a rien prévu, n’a rien préparé, ne fait rien aujourd’hui, a même fortement contribué à la propagation du virus par ses campagnes électorales et pèlerinages hindous et est dirigé par des ministres obscurantistes qui rejettent la science en expliquant par exemple que pour chasser le virus il faudrait taper sur des casseroles, sa principale activité est d’accuser les autres dans la presse de ses propres crimes : les États fédéraux, la population en général, mais surtout le mouvement paysan qu’il accuse, tous les jours, inlassablement, à longueur de journaux, d’avoir propagé le virus en particulier à la campagne en même temps qu’il criminalise violemment tous ceux qui sur les réseaux sociaux appellent à l’aide, demandent de l’oxygène, des médicaments ou documentent le drame.

CONTINUATION, SUSPENSION ET REPRISE DE LA LUTTE A UN NIVEAU PLUS ÉLEVÉ

Le soulèvement paysan a bien sûr été affaibli dans un premier temps du simple fait que tout un chacun pare au plus urgent en essayant de se protéger soi-même de la Covid ou d’aider les autres, familles, voisins, amis, collègues qui sont en difficulté. Du coup, pendant les premiers moments de la seconde vague de la Covid, bien des luttes ont été suspendues.

Cependant, au delà de l’entraide auquel il participe lui-même en fournissant aux nécessiteux des repas, médicaments, centres sanitaires et logements gratuits dans ses campements et lieux de mobilisation, le mouvement a repris son essor dés lors que la période des récoltes a commencé à se terminer à partir du 8 mai où une première mobilisation a eu lieu mais surtout de la seconde semaine de mai, où des milliers et des milliers de paysans et soutiens reviennent en nombre tous les jours aux campements de Delhi depuis le 12 mai environ, 40 000 étant arrivés par exemple le 25 mai.

Le 24 mai, ils étaient déjà plus de 10 000 à bloquer le commissariat central de Hisar dans l’Haryana malgré les 3 000 flics impuissants qui tentaient de le protéger, après que quelques jours auparavant, des policiers aient violemment chargé une manifestation paysanne qui encerclait le premier ministre BJP de l’Haryana, faisant de nombreux blessés et prisonniers. Les paysans ont obtenu que les prisonniers soient relâchés, que ceux qui ont été blessés ou ont eu des véhicules endommagés , soient indemnisés et que même des emplois soient fournis à la famille d’un paysan qui est décédé.

Le 26 mai,en réponse aux calomnies du gouvernement de Modi et de son parti, le BJP, ce sont des millions de paysans, ouvriers agricoles, ouvriers, employés,enseignants, étudiants qui ont organisé rien qu’au Pendjab, 108 lieux de mobilisation et de blocages en plus des manifestations avec libération de péages autoroutiers, blocage de stations essence Reliance, un groupe qui soutient Modi, blocage de grandes surfaces commerciales liées aussi aux groupes capitalistes soutenant Modi et qui seront bénéficiaires des lois anti-paysans, de gares, et de résidences de leaders du BJP. En Haryana, on comptait plus de 60 lieux de mobilisation et rien que dans le seul district (département) de Jhajjar dans l’Haryana on comptabilisait 240 manifestations. A Delhi, 50 lieux de mobilisation étaient recensés.

Dans l’Assam et le haut Assam, des manifestations ont eu lieu comme ailleurs mais en plus avec des tribus Adivasis dénonçant l’accaparement des terres par des sociétés capitalistes après que dans le Chhatisgarh il y a quelques jours la police avait tiré et tué trois indigènes qui dénonçaient le vol de leurs forêts par les militaires.

A Ropar, les paysans ont chassé de la ville les membres du RSS, la milice fasciste au service du pouvoir. A Rupnagar et dans d’autres lieux, les militants du BJP et du RSS ont été pris à partie et ont du fuir. Dans l’Uttar Pradesh où la police du BJP a voulu interdire les rassemblements de nombreux affrontements ont eu lieu et les policiers ont souvent été mis en difficulté.

Malgré les difficultés de mobilisation et de rassemblements dues à la Covid-19, le soulèvement paysan a franchi ce 26 mai une nouvelle marche importante dans l’entraînement avec lui de l’ensemble des classes populaires d’Inde sur un programme de plus en plus large.

Et d’ores et déjà, le SKM a annoncé qu’il allait intensifier la mobilisation dans le cadre d’une alliance renforcée des paysans et des ouvriers et allait appeler à de nouvelles initiatives d’ici peu.

Jacques Chastaing, le 27 mai 2021

La Commune de Paris / Épisode 10

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À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

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Dans ce 10ème épisode de notre série, nous allons nous intéresser à l’œuvre sociale de la Commune.

Logement, Santé, Droit du Travail, Éducation, la Commune prend de nombreuses mesures sociales que va nous présenter Jean-Louis Robert, professeur émérite à l’Université Paris 1.

En deuxième partie d’émission, vous entendrez d’abord un entretien avec Ernest, de la Cantine des Pyrénées, qui nous présentera l’action de cette cantine populaire du XXᵉ arrondissement.

Nous parlerons ensuite avec Juliette, professeur d’Histoire-Géographie en banlieue parisienne, de l’actualité des mesures de la Commune en matière d’Éducation.

Bonne écoute !

MANIFESTATION DE SOUTIEN A LA PALESTINE/LES ÉPREUVES DU BAC /MARCHE CONTRE MONSANTO

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Le 15 mai dernier à Paris, s’est tenu tant bien que mal, une manifestation de soutien à la Palestine. Originellement autorisé, elle a été (tout comme le rassemblement du jeudi précédent, appelé par le PCF, et les verts; ainsi que ceux prévu 17 et 19 mai à Villejuif et Vitry-sur-Seine) interdite sous demande express de Darmanin ministre de l’intérieur, sous prétexte de possible trouble à l’ordre public.

Prétexte se basant sur le « précédent » de 2014. (Elle aussi interdite à l’époque). Sous la pression des manifestants, malgré la forte répression (la manifestation à été divisé en 4 par les gazeuses et les matraques…) une partie du cortège a pu se diriger jusqu’à République où un rassemblement pacifique a pu avoir lieu jusqu’à 19h heure de couvre-feu.

C‘est dans ce rassemblement que les interviews ont eu lieu. Une prochaine manifestation de soutien à la Palestine aura lieu ce dimanche 23 mai 15h au départ de Barbés.

Dans un deuxième temps , nous vous diffuserons un reportage réalisé le mercredi 12 mai lors d’un rassemblement organisé devant la direction départementale de l’éducation nationale du 93 a Bobigny.

Ce rassemblement était appelé par plusieurs organisations syndicales de professeurs et de lycéens dans le cadre de la mobilisation entamer a la rentré du 3ème confinement quant à la tenue des épreuves du bac et contre les modalités proposés par le gouvernement suite à cette année perturbée par la crise sanitaire. 

Pour finir cette émission nous vous diffusons une.partie des prises de paroles qui se sont tenues le samedi 15 mai a 13h a Stalingrad au départ de la manifestation contre l’agrochimie et Monsanto Bayer. Vous entendrez le collectif zéro chlordécone zéro poison et le collectif Vietnam dioxine. 

Bonne écoute !

LA COMMUNE DE PARIS - Épisode 9

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À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

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Dans ce 9ème épisode de notre série, nous allons nous intéresser à la participation des étrangers à la Commune. Paris accueille une grande partie de ces étrangers, il s’agit essentiellement d’une immigration de travail.

Nous débutons cette émission en compagnie de Sylvie Aprile, historienne spécialiste de l’histoire des révolutions et de l’exil au XIXème siècle. Elle reviendra sur la place des étrangers dans l’insurrection parisienne de 1871.

En seconde partie d’émission, nous reviendrons sur les conditions de vie, de travail, et les luttes de l’immigration aujourd’hui à Paris. Nous serons avec des membres du Collectif des Sans-Papiers de Montreuil (CSP-M), qui sera suivi d’un entretien réalisé avec des membres du Collectif des Sans-Papiers 20ème (CSP-20) et du Collectif 20eme solidaire.

Il sera question de la situation des sans-papiers en France, et de la campagne en cours pour obtenir une carte d’habitant locale, qui fait écho aux revendications de la Commune de Paris.

COLOMBIE : une révolte qui appelle à la solidarité internationale / LE HAUT-KARABAGH

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Paris place de la république 8 mai 2021 ; rassemblement de soutien au peuple Colombien

En Colombie, la situation est aussi glaçante que le silence qu’elle trouve à l’international, et particulièrement en France.

Depuis le 28 avril, le mouvement de Paro nacional s’élève contre la réforme fiscale du gouvernement d’extrême droite de Iván Duque. Au milieu du pic le plus meurtrier de l’épidémie, le gouvernement pensait pouvoir mobiliser l’argument sanitaire pour délégitimer et empêcher les manifestations. La réforme visait à taxer les plus pauvres à travers l’augmentation de la TVA sur les produits de première nécessité. Avec un système de santé privatisé et une gestion de la crise sanitaire catastrophique, la Colombie est particulièrement touchée par l’épidémie de la Covid-19. Durant la pandémie, la proportion de la population sous le seuil de la pauvreté est passée de 33 à 42%.

En Colombie, la violence politique à l’encontre des opposants, des leaders sociaux et des mouvements sociaux s’inscrit dans une histoire longue et se trouve au cœur du conflit armé. Durant les longues années de guerre contre les guérillas marxistes, l’État colombien, avec l’aide et en partie sous le contrôle des États Unis, a forgé une stratégie militaire particulièrement sanglante. Les groupes paramilitaires d’extrême droite, collaborateurs non officiels de l’État, de l’armée et de la police, ont perpétué des massacres contre les opposants politiques. Ils pratiquent aussi le massacre des civils dans des exécutions extra-judiciaires en les faisant passer pour des soldats des guérillas.

Actuellement, les leaders sociaux, qui luttent pour les droits environnementaux et pour les droits sociaux au sein d’organisations communautaires, dans les zones rurales et dans les quartiers populaires des grandes villes, sont assassinés par des groupes paramilitaires. Les accords de paix de 2016 qui a fait rendre les armes aux FARC sont loin d’être respectés, on recense ainsi plus de 1000 leaders sociaux et ex-combattant·e·s assassiné·e·s depuis leur signature.

Lors des manifestations de 2019, plusieurs manifestant·e·s sont mort·e·s sous les balles de la police.

En septembre 2020, d’énormes révoltes s’étaient organisées à Bogotá en réponse au meurtre de l’avocat Javier Ordóñez par deux policiers.

Mais aujourd’hui, la répression qui s’abat sur le mouvement social est véritablement cauchemardesque et incarne les méthodes d’une dictature paramilitaire qui ne dit pas son nom. Les rapports des organisations de défense des droits humains évoquent au moins 47 morts entre le 28 avril et le 8 mai . Le dimanche 9 mai, la police tire toujours sur les manifestant·e·s à Cali. Et pire, des cortèges de partisant·e·s du parti au pouvoir attaquent le mouvement, tirant sur les cortèges des militant·e·s des organisations indigènes aux côtés et sous la bénédiction de la police.

Dans sa folie répressive, le gouvernement ferme les frontières de certains départements, pour renforcer la militarisation et entraver le travail des ONG qui œuvrent pour le respect les droits humains.

Pour contrer la puissance d’information des réseaux sociaux, ces derniers se trouvent censurés.

Dans le contexte d’une répression extrême, l’État nie les meurtres, et assure tout son soutien à l’armée et à la police. Le gouvernement de Duque, lui-même extrêmement proche de l’ancien président Iván Uribe, mobilise la même rhétorique qui fut employée de nombreuses années contre les guérillas marxistes.

Alors qu’elle se trouve constamment stigmatisée par le discours officiel du gouvernement et dans les médias à travers le terme de « vándalos », la première ligne colombienne fait preuve d’une dignité et d’un courage immenses. La première ligne consiste, sur le même modèle de lutte mobilisé au Chili et dans beaucoup d’autres pays du monde, à former une ligne défensive en tête des cortèges pour protéger les manifestant·e·s, permettre la progression du cortège et faire face aux offensives de la police. Les personnes qui investissent la rue en Colombie luttent au péril de leur vie contre le gouvernement assassin de Iván Duque, avec une détermination et une organisation qui ne peut qu’inspirer les révoltes du monde entier.

Au-delà de la première ligne, il y a dans le mouvement social des milliers de lignes, des milliers d’organisations et de formes de luttes différentes. Le mouvement organise au jour le jour avec des travailleur·euse·s qui mettent à profit leur savoir-faire pour construire du matériel de défense, avec tous les gens qui apportent de la nourriture, qui visibilisent la situation sur les réseaux sociaux, qui filment la police, qui cachent les personnes pourchassées, qui soutiennent le mouvement financièrement, qui chantent depuis leurs fenêtres, ou encore qui s’organisent dans de longues et fatigantes réunions.

La particularité des mobilisations actuelles est qu’elle mobilise largement au-delà des universités et des secteurs en luttes traditionnels. En effet, la réforme fiscale touche tout le monde, et de nombreuses personnes qui d’ordinaire ne se joignent pas aux protestations sont descendues dans la rue. La jeunesse des quartiers populaires joue un rôle clé dans la lutte pour tenir la rue. Même les supporters des clubs de foot adverses, qui s’affrontent d’ordinaire de manière très violente, font face à la police ensemble. La force du mouvement social est qu’il s’est également développé depuis les zones rurales et dans les villages, avec plus de 800 points de concentration dans le pays.

Désormais, les revendications du Paro Nacional se sont élargies. Le mouvement revendique le départ de Duque, du ministre de la défense et de celui de l’intérieur, ainsi que le retrait définitif de la réforme de l’impôt, de la réforme du travail, de celle de la Santé et de la réforme des retraites.

Néanmoins, la Colombie est face à une incertitude extrêmement angoissante. Duque annonce à la télévision qu’il commencera à user de la manière forte si les violences des « vandales » continuent. Pour répondre aux atteintes à l’ordre public, les partisans uribistes lui demandent de déclarer l’état de « conmoción » intérieur, lequel énonce, en réalité, un pouvoir dictatorial à l’exécutif pendant 90 jours. Alors que la situation emprunte déjà largement aux méthodes d’une dictature établie, un tel virage institutionnel pourrait largement empirer la situation vers une répression encore plus cauchemardesque.

La France est le 7ème fournisseur d’armes et de matériel militaire à la Colombie. Si cela n’est pas étonnant, cela révèle la complicité criminelle du gouvernement français.

Nous avons des moyens de témoigner notre solidarité avec les révolté·e·s colombien·ne·s.

Ce weekend a été l’occasion de montrer que la solidarité internationale est à même d’aider un mouvement de révolte. Les rassemblements dans de nombreux pays du monde en soutien à la Colombie, et notamment en France dans plusieurs villes, ont donné beaucoup de force à la mobilisation, qui se sent désormais beaucoup plus soutenue et moins invisible.

Ce texte est tiré d’un article du Poing.

Dans l’émission de ce jour, nous entendrons les entretiens réalisés le 8 mai place de la république a Paris ou se tenait un rassemblement de soutien au peuple Colombien suivit d’un entretien réalisé le 10 mai avec Damien qui se trouve a Cali et il nous parlera de la situation dans la région.

Pour se tenir informé·e·s de la situation sur place, suivre la page Primeralineacol, Brujas: La banda feminista, ou Guarrillerass. Les vidéos des violences policières sont souvent relayées par le compte Laverdadcolombia

Pour consulter le bilan des violences d’État au jour le jour, suivre le compte de l’ONG temblores ou de l’ONG Human Rights Internacional.  Particulièrement à la nuit tombée, les violences physiques, les humiliations et les intimidations sont omniprésentes, avec plus de 1000 civiles blessé·e·s, et notamment 28 personnes mutilées à l’œil[j1]

Le 15 avril se tenait un rassemblement organisé par l’association charjoum ( le mouvement) sur la place de la République. Ils exigent  la libération des prisonniers de guerre arméniens en artsak, ou haut-Karabagh. En effet, depuis la fin de la guerre le 9 novembre 2020, ces prisonniers n’ont pas été libéré et de nouveaux ont été incarcérés.

De plus, ils dénoncent la guerre psychologique que les Arméniens subissent (que ce soit en Arménie même ou dans la diaspora) menée par le pouvoir médiatique azéri afin de faire taire toutes formes de revendications.

Dans cette seconde partie d’émission, nous entendrons deux interviews réalisées lors du rassemblement qui se tenait ce 15 avril 2021.

LA COMMUNE DE PARIS/ Épisode 8

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À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

Dans ce 8ème épisode de notre série, nous allons nous intéresser à la participation des artistes à la Commune de Paris avec Jean-Louis Robert, professeur émérite à l’Université Paris 1.

En deuxième partie d’émission, vous entendrez des extraits d’un entretien avec Lask, du collectif Black Lines.

Bonne écoute !

LA COMMUNE DE PARIS/ Épisode 7

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Le Drapeau Rouge sur la Mairie, Place des Terreaux.
Raspouteam, Lyon, 2021.

À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

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Dans ce 7ème épisode de notre série, il sera question des communes de province.

Sur ce thème, nous débuterons avec Marc César, enseignant en histoire à l’Université Paris 13 et qui a travaillé sur les communes de province et plus particulièrement, celle de Narbonne.

En seconde partie d’émission, nous serons en compagnie de Joël, Membre des gilets jaune de Commercy, qui reviendra sur le mouvement des gilets jaunes en général avec un focus sur les assemblées des assemblées depuis l’appel de Commercy en janvier 2019 et les suites du mouvement des gilets jaunes aujourd’hui.

Bonne écoute !

LA COMMUNE DE PARIS/ Épisode 6

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Femmes de la Commune devant le siège de l’Union des Femmes.
Raspouteam, Paris, 2021.

À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

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Dans ce 6ème épisode de notre série, nous poursuivons sur la participation des femmes à la Commune de Paris

Nous débuterons avec Laure Godineau, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris 13 – Sorbonne Paris Cité (USPC), qui nous parlera de Louise Michel. Ensuite, nous évoquerons des femmes moins connues de la commune avec Michèle Audin.

En seconde partie d’émission, nous parlerons des luttes des femmes aujourd’hui avec une interview réalisée le 8 mars dernier avec une femme de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles et ensuite, nous entendrons l’entretien réalisé avec Tiziri Kandi, animatrice syndicale a la CGT-HPE (Hôtels Prestige et Économiques).

Bonne écoute !

INDE ; L’INSURRECTION SE POURSUIT

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Femmes assemblées le 8 mars ; AG des ouvriers des aciéries Vizag.

Dans l’émission de ce jour, nous poursuivons en compagnie de Jacques Chastaing, de parler de la suite du soulèvement en Inde.

LE SOULÈVEMENT PAYSAN EN INDE EST PLUS FORT QUE JAMAIS

IL ÉBRANLE TOUTE LES NORMES ET LES VALEURS DE LA SOCIÉTÉ INDIENNE

Les lois que veut faire passer le gouvernement de Narendra Modi signent la mort de la petite paysannerie indienne.

Aussi les petits paysans qui sont très prolétarisés et les ouvriers agricoles, mènent un combat à la vie à la mort qui non seulement ne faiblit pas depuis le mois de juin 2020 quand ce mouvement a commencé, mais s’approfondit et s’élargit toujours un peu plus.

De fait, chacune des dates du calendrier social indien et chacune des attaques du gouvernement contre le soulèvement indien, devient l’occasion pour ce dernier d’une riposte encore plus déterminée qui en fait à chaque fois une nouvelle étape vers un mouvement qui n’est plus seulement paysan mais qui devient celui de toutes les classes populaires pour renverser Modi et le système qu’il défend.

Tout cela est lent, puisque le mouvement paysan a commencé en juin 2020, mais on comprend bien qu’il faut du temps pour ébranler un continent de 600 millions de paysans et plus d’un milliard d’habitants, avec 28 États, 8 territoires, aux 3 000 castes, aux très nombreuses formes de pratiques religieuses, aux milliers de tribus, aux traditions et expériences probablement encore plus variées que celles du continent européen.

Par ailleurs, si la détermination du soulèvement ne décline pas et exerce ainsi une énorme pression sur les dirigeants des organisations paysannes, celles-ci n’étaient pas conçues pour avoir une politique de renversement de Modi et du système capitaliste même si certains de ses membres ont personnellement cet objectif. Ainsi le mouvement avance par a-coups, par la logique sociale de la prolétarisation paysanne et de sa détermination en réponse aux attaques gouvernementales qui le poussent, à chaque offensive de Modi, à s’engager toujours plus loin sur le chemin de cette logique.

Aujourd’hui, nous en sommes à un moment où le soulèvement paysan qui bénéficie d’un très large soutien des classes populaires essaie de se transformer peu à peu en soulèvement de l’ensemble de ces mêmes classes populaires.

Cette évolution qui suppose une énorme transformation des consciences, au moins des plus avancées, a commencé le 26 novembre 2020.

LES ÉTAPES DE LA TRANSFORMATION RÉCENTE DES CONSCIENCES

Le 26 novembre 2020 les directions syndicales ouvrières appuyés par la première coordination paysanne, l’AIKSCC, née elle-même d’une première révolte en 2017, ont organisé une grève nationale d’un jour qui avait fait descendre 250 millions de travailleurs dans la rue.

En général, les directions syndicales ouvrières s’arrêtent là, un journée d’action puis rien avant l’année suivante.

Mais là, le soulèvement paysan a saisi l’occasion pour appeler aussitôt à renouveler cette grève générale la semaine d’après, le 8 décembre, voire continuer plus loin encore s’il y en avait la possibilité.

Lorsque cette seconde journée de lutte nationale du 8 décembre a été passée, le gouvernement a espéré une pause, mais non, ça a été le contraire, le soulèvement paysan a profité de cet élan pour appeler aussitôt à marcher sur New Delhi la capitale montrant ainsi sa détermination à lui-même et à toute la population. Il a cristallisé ce moment d’alliance et de débordement des directions syndicales ouvrières, dans l’apparition d’une nouvelle coordination paysanne, le SKM (Front Uni Paysan) qui anime encore aujourd’hui le soulèvement, en synchronisation avec l’AIKSCC.

Lorsque le gouvernement a alors bloqué cette marche aux portes de Delhi par une armée de policiers, ni une ni deux, le soulèvement paysan n’a pas reculé, mais a installé des campements de plusieurs centaines de milliers de paysans aux portes autoroutières de New Delhi qui sont devenus le foyer de rencontre de tous les secteurs et professions en opposition à Modi et au système, le creuset organisateur de la convergence de toutes les luttes, ouvrant le soulèvement paysan, par ces lieux fréquentés de toutes les oppositions au régime, à toutes les questions sociétales, religions, castes, femmes, tribus, Intouchables, jeunes, écologie….

Puis, quand le gouvernement a tenté de profiter d’une légère pause, après l’aboutissement de la marche des paysans à 1 million à New Delhi le 26 janvier, pour tenter de détruire les campements paysans de la capitale, les paysans ont non seulement appelé à monter en masse à Delhi ce qui s’est fait, mais ils ont appelé à construire les bases d’un pouvoir paysan durable au travers de la démocratie directe des Mahapanchayats dès le 29 janvier 2021.

Du coup, aujourd’hui, depuis ce premier Mahapanchayat, le soulèvement en a tenu 100 qui sont devenus les organes d’un pouvoir paysan, structurant 3 millions de participants, assurant une autorité organisée au soulèvement paysan sur une zone d’influence d’environ 100 millions de personnes qui se soustraient ainsi en partie à l’autorité du pouvoir central et sont en capacité de bannir socialement de ces zones les représentants du Bharatiya Janata Party (BJP), le parti de Modi et ses alliés, fussent-ils les dirigeants des États inclus de ces zones.

Maintenant, en cette seconde quinzaine d’avril, craignant intensément l’appel des paysans à toutes les classes populaires à une marche nationale début mai sur le Parlement pour l’assiéger, le pouvoir essaie de profiter de la saison des récoltes qui a commencé en avril et qui oblige bien des paysans à retourner au travail pour mener une campagne de masse avec l’aide de ses médias pour faire croire que le soulèvement paysan est en train de s’arrêter et tenter de l’attaquer à cette occasion.

Il a récolté en riposte contre cela, une organisation quasi soviétique du travail à la campagne.

Pour prendre l’exemple du Pendjab, pour faire face au fait qu’une partie des tracteurs était utilisée dans les mobilisations, tout le matériel, les moissonneuses-batteuses et les tracteurs restants sont mis en commun.

Plus que cela, pour ne pas abandonner la mobilisation et en même temps pouvoir faire les récoltes avec donc un manque de bras, des réunions ont eu lieu sur la manière dont toute cela sera organisé et coordonné dans chaque quartier de village, chaque village et chaque département ; tout le monde s’est prononcé en faveur d’une mise en commun de tout. Un système démocratique à trois niveaux (quartier, village, département) a été créé pour couvrir toutes les familles afin que personne ne subisse de perte et puisse mener de front, travail et politique.

Ainsi les paysans partent pour les frontières de Delhi par lots en fonction du moment de la récolte. Un lot part d’un quartier, un lot d’un autre quartier arrive. Un autre lot achemine les récoltes au Mandi (marché d’État).

Et ce qu’il y a de plus remarquable, c’est que ces différents lots, sont composés bien sûr de paysans, mais aussi d’ouvriers agricoles mais encore d’ouvriers, d’employés, d’étudiants, d’enseignants, tous les soutiens qui le veulent. Ainsi, les paysans et leurs soutiens, vont et viennent des villages à New Delhi et réciproquement sur la base d’une organisation démocratique et solidaire remarquable, améliorant la solidarité humaine et accélérant ainsi, de fait, le processus de récolte.

De cette organisation du travail est sorti une coordination paysans-ouvriers-étudiants-enseignants qui se substitue peu à peu à la coordination strictement paysanne. Son premier geste a été d’envoyer aux campements de New Delhi, des ouvriers, enseignants et étudiants pour remplacer les paysans obligés de quitter les campements afin de faire les récoltes. En sachant qu’en plus des campements de New Delhi, il y a une centaine de lieux occupés en permanence seulement dans le Pendjab, on mesure mieux combien le brassage de paysans, ouvriers, étudiants, employés, enseignants qui était déjà une réalité aux campements de Delhi, passe un cap et devient une fusion dans un combat mené en commun.

Or le phénomène ne touche pas que le Pendjab.

Ainsi par exemple, un meeting commun massif ouvriers-paysans a eu lieu le 18 avril, à Visakhapatnam dans l’État de l’Andhra Pradesh, pour organiser une lutte commune ouvriers-paysans contre la privatisation de l’aciérie publique Vizag de cette ville dont 400 000 personnes dépendent sur trois États. Ce qui est marquant pour témoigner de la popularité du soulèvement paysan, c’est que c’est le collectif ouvrier qui anime cette lutte contre la privatisation depuis déjà plusieurs mois qui a fait appel aux paysans, non pas pour les aider, mais pour diriger ensemble le mouvement à l’échelle de l’État entier, voire plus.

Ce qui est frappant aussi pour l’évolution actuelle du combat, c’est que le dirigeant paysan le plus connu, Rakesh Tikait, a appelé dans ce meeting à créer un front général paysans, ouvriers, cheminots, employés de banques et d’assurances – qui sont aussi en lutte aujourd’hui contre leur privatisation, mais chacun dans leur coin – afin de redonner au peuple la propriété de son travail, un programme très révolutionnaire par les moyens et très socialisant par les objectifs.

En même temps que le gouvernement essaie en avril de profiter du temps des récoltes, il cherche en même temps à profiter d’une montée des contaminations au Covid ces derniers jours pour mener une immense campagne de peur accusant les rassemblements et campements paysans d’être responsables des contaminations. Il veut donc interdire tout rassemblement (sauf ses propres meetings électoraux et les pèlerinages hindous, parce que le gouvernement ne fait strictement rien contre le Covid), en menaçant de « nettoyer » de force les campements de Delhi. Et, cerise sur le gâteau, dans le même moment, il utilise une tempête qui a partiellement détruit les campements paysans de Delhi pour finir de les détruire en tentant avec ses voyous fascistes d’y mettre le feu.

Or, face à cela, le soulèvement paysan trouve l’énergie de reconstruire les campements mais plus encore, refuse de céder au chantage sanitaire du pouvoir et maintien ses mobilisations contre le gouvernement tout en cherchant des réponses qui étendent l’influence du soulèvement à la question de la santé publique.

Ainsi, bien sûr, il a dénoncé l’inaction totale du gouvernement depuis un an contre le Covid, en matière de lits d’hôpitaux, de respirateurs, d’oxygène, de formations, de soignants, etc… Politiquement, le soulèvement paysan a répondu que si le gouvernement avait réellement le souci de la santé des indiens, il n’aurait qu’à céder aux revendications des paysans, ce qui mettrait immédiatement fin aux campements et mobilisations..

Mais le soulèvement est allé plus loin, défiant très concrètement l’autorité du pouvoir et construisant le sien. Il a démonstrativement ouvert des cliniques de campagne dans ses campements de Delhi aux soins gratuits non seulement pour ses membres mais aussi pour tous les habitants qui le veulent en demandant au gouvernement, s’il est sincère dans sa lutte contre le Covid, de lui fournir des vaccins qu’il pourrait ainsi utiliser rapidement et largement.

Ainsi, au fur et à mesure que la confiance dans le gouvernement s’amenuise, le soulèvement montre le visage d’un autre gouvernement possible, paysan et ouvrier.

Pour le moment, même si le gouvernement voudrait utiliser le Covid et le temps des récoltes, il est relativement coincé dans sa volonté de « nettoyer » les campements paysans, non seulement parce que les paysans et leurs soutiens proposent de soigner, mais aussi parce qu’il y a aujourd’hui des élections qui ont cours jusqu’à fin avril pour renouveler parlement et gouvernements dans 5 États.

Modi ne peut se permettre de trop grandes violences contre les paysans au risque de perdre des électeurs car il a mis en effet dans ces élections toutes ses forces en espérant enrayer ses reculs voire même gagner peut-être des États, en particulier le Bengale occidental qui aurait une signification symbolique importante.

Il interdit donc les meetings des partis qui lui sont opposés au prétexte du Covid, mais lui-même continue les siens sans aucune protection sanitaire.

Mais il augmente aussi les salaires des ouvriers agricoles du thé (Darjeeling) qui sont une part importante de l’électorat, la veille des élections, offrant par ailleurs cadeaux, argent et même logements à ceux qui voteraient pour lui. Pire, il promet que les musulmans indiens deviendraient avec lui des étrangers expulsables, sous-entendant ainsi qu’il y aurait des maisons et des boutiques à prendre, libérant toutes les haines et les violences. Il commence ainsi dans chacune des villes où il organise un meeting par obliger par la force de ses bandes fascistes, les musulmans à fermer boutiques et échoppes dans la ville du meeting, cherchant à transformer ce scrutin en des violences de pogroms religieux.

Par contre, une fois, ces élections terminées dans les derniers jours d’avril, les paysans craignent les pires des violences du pouvoir contre eux.

Cependant, les derniers jours d’avril sont aussi les derniers jours des récoltes et les paysans pourront reprendre leur mobilisation à 100%.

Déjà, la principale organisation paysanne du Pendjab appelle tous ceux qui ont fini leurs récoltes à monter sur Delhi le 21 avril, tandis que le SKM appelle l’ensemble des paysans du pays à le faire le 24 avril et invite à une convention nationale de l’ensemble des organisations paysannes le 10 mai à Delhi afin de discuter de la marche sur le Parlement et de la stratégie du mouvement dans la période qui s’ouvre.

Les jours qui viennent vont donc être tendus

S’il est peu probable malgré des attaques violentes très possibles du pouvoir que le mouvement paysan soit stoppé même s’il prend des coups.

Par contre, si le gouvernement qui joue son va-tout dans les jours qui viennent, prend une claque électorale ou même sans perdre, s’il ne gagne pas de manière probante et démonstrative dans les élections et si en même temps il n’arrive pas à se faire obéir des paysans en cette période de Covid, il est bien envisageable qu’on entre dans une nouvelle période qui soit celle de la marche inéluctable vers la chute de Modi.

COMMENT LES PAYSANS ONT DÉJÀ TRANSFORMÉ LA SOCIÉTÉ INDIENNE

Chaque attaque du gouvernement s’est donc traduite par un élargissement du champ d’action du soulèvement paysan et de son influence sur la société.

Or, pour tenter de diviser le soulèvement et le discréditer aux yeux de l’opinion, le gouvernement a cherché à s’appuyer sur tous les préjugés sociaux et les développer en disant que le soulèvement est celui des ignorants, des incultes, des arriérés, des barbares… bref des Intouchables, des tribus indigènes, des femmes, des sikhs, des musulmans, des jeunes pauvres…

En riposte, le soulèvement paysan a organisé de manière démonstrative des mahapanchayats ayant une portée politique symbolique importante pour l’élargissement de son combat, avec des ouvriers agricoles, des femmes, des Intouchables, des tribus indigènes, des jeunes et des musulmans. Il a fait plus que de les organiser ensemble, il a fournit l’infrastructure pour que les plus opprimées puissent avoir leurs propres Mahapanchayats, leur propre organisation autonome.

Ainsi le soulèvement paysan a déjà transformé l’Inde en faisant tomber dans le mouvement lui-même et en les ébranlant ailleurs, les barrières entre castes, religions, sexes, et autres stéréotypes du même style. Les normes et les valeurs sociales sont en train d’être ré-écrites.

Et c’est pour ça qu’il attire de plus en plus largement : chaque maison, chaque ferme du paysage indien a un drapeau paysan (en tous cas dans le Nord), montrant là toute sa puissance et toute l’ambition des aspirations populaires qu’il représente, car c’est toute cette société d’oppression et d’exploitation qu’il ébranle.

Les jeunes sont particulièrement attirés qui étouffent dans cette société cloisonnée. Le soulèvement paysan est à la mode, dans les vêtements, les T-shirts, les mouvements de jeunes, la musique, les badges… Paysan, c’est cool.

C’est évidemment un danger mortel pour le capitalisme et sa capacité à exploiter les prolétaires de la ville et la campagne, des femmes et des hommes… en les divisant.

Les femmes paysannes mais aussi les autres femmes, qu’elle soient hindoues, sikhs ou musulmanes, sont à la pointe du combat, alors que jusque là les traditions patriarcales dominaient plutôt le monde rural et la société indienne en général.

Dans ce pays aux nombreuses règles millénaires et moyenâgeuses les plus coercitives, toutes les normes et les valeurs sociales sont en train d’être réécrites dont les campements paysans sont les foyers incubateurs puisqu’y vivent et coopèrent en fraternité toutes les castes, toutes les religions, toutes les croyances ou les idées, celles des hindous, sikhs, musulmans, bouddhistes ou chrétiens, mais aussi celles des multiples écoles du marxisme ou de l’anarchie. On y trouve des ouvriers et des paysans, des universitaires et des personnes qui ne sont jamais allés à l’école, des femmes et des hommes, des féministes et des chefs de clans patriarcaux, des guerriers Nyangs et des pacifistes, des tribus des forêts et des jeunes urbains, des écologistes et des syndicalistes de l’industrie la plus polluante, des personnes de 90 ans et d’autres de 14 ans…

Le soulèvement paysan est la vitrine vivante d’un autre monde possible qui existe déjà dans le cœur de chaque indien mais de manière étouffée et l’envers visible du monde de haines et de divisions que veut encore aggraver le pouvoir.

Pour en faire la démonstration chaque jour, au delà de ses luttes, le soulèvement s’empare de chaque journée importante du calendrier indien pour en faire celle de l’idéal du soulèvement.

Il l’avait déjà fait en choisissant le 26 janvier 2021 comme journée de son entrée dans Delhi. Il a transformé la fête nationale de ce jour-là qui est dédiée traditionnellement au soulèvement de l’indépendance, mais qui est récupérée par les riches comme notre 14 juillet. Il lui a redonné le sens subversif d’origine de ceux qui se révoltent contre l’injustice et l’inégalité par un défilé paysan dans Delhi bien plus applaudi par les habitants que le défilé national du gouvernement.

Le soulèvement s’empare ainsi de toutes les grandes dates du calendrier national pour en faire celles du peuple modelant peu à peu les valeurs abstraites du pays pour en faire les valeurs réelles des révoltes, du courage et de la dignité populaire.

Après les fêtes traditionnelles de Diwali, Lohri et Holi et bien d’autres dates d’hommages nationaux, le soulèvement paysan a décidé pour ne donner que l’exemple de ces derniers jours, de fêter le 13 avril, le Baisakhi, une fête traditionnelle pour l’ouverture de la période des récoltes qui a lieu dans de nombreux États et sous le nom de Baisakhi au Pendjab.

Il a donc organisé des grandes fêtes populaires dans les campements paysans des portes de Delhi avec spectacles sportifs, de danse, de musique, feux d’artifice auxquels participent les paysans des campements mais aussi tous ceux qui de Delhi ou ses banlieues veulent s’y associer…

Le soulèvement paysan s’empare des événements de la société indienne pour leur donner sa propre tonalité subversive et populaire, pour les faire siens en y associant tous ceux qui le veulent, pour faire de tout le calendrier indien, le calendrier du soulèvement et du peuple. En rendant son histoire au peuple, il se saisit de son histoire pour refaire vivre son désir de changer le monde. IL montre de plus en plus qu’il y a deux pouvoirs, deux sociétés qui s’affichent à toute occasion et chaque événement, l’une contre l’autre, la société et le pouvoir du gouvernement des capitalistes et des riches d’un côté et la société et le pouvoir des paysans et des pauvres de l’autre.

En même temps, en plus de l’horizon qu’il dessine, il associe la lutte qui y mène. Dans les zones que le soulèvement paysan influence, là où les représentants du BJP et ses alliés ont voulu aussi fêter ces événements, ils ont été chahutés voire empêchés de les célébrer par les paysans comme l’ont décidé les Mahapanchayats en bannissant socialement le BJP et ses alliés, en leur interdisant de participer à toute cérémonie, toute inauguration, tout meeting, en leur interdisant parfois tout simplement de rentrer ou sortir de chez eux.

Le 13 avril, également, le soulèvement paysan commémore le massacre de Jallianwala bagh où des centaines d’indiens ont été tués par les britanniques le 13 avril 1019. De cette manière, en commémorant de très nombreux héros du mouvement social ou des faits de son histoire, le soulèvement paysan reconstruit aussi une autre histoire de l’Inde que celle de l’histoire officielle des riches et des puissants, une histoire des pauvres, des invisibles et de leurs combats mais aussi de leurs valeurs et leur dignité, il rend leur dignité aux opprimés et expoloités.

Le 14 avril, il a rendu hommage au plus célèbre des Intouchables, Ambedkar, l’homme qui a écrit la constitution de l’Inde indépendante. Le soulèvement a appelé ce jour-là tous les intouchables, les tribus et tous les exclus, des basses castes, des femmes, les musulmans, etc… à s’emparer de cette journée, à ne pas la laisser dans les mains de ceux, qui la plupart du temps, étaient les alliés ou les valets des britanniques. Il l’a fait toujours dans le même esprit afin que cette journée doive être celle du peuple combattant et non celle de ceux qui au pouvoir écrasent tous les jours les opprimés et ne les célèbrent qu’une fois par an. Les Intouchables et bien d’autres opprimés ont donc ce jour-là organisé de grands rassemblements partout tout en gênant ou empêchant également les rassemblements du même type organisés par le BJP et ses alliés.

Le 19 avril, il a organisé un hommage aux habitants des banlieues pauvres et riveraines des campements paysans dans le pays, qui par leur solidarité active, leur apport de nourriture, d’eau, de couvertures, vêtements, leurs hébergements, leurs toilettes et douches, le prêt de leurs téléphones, leur transport entre les camps et la ville qui sont interdits par la police aux paysans… ont rendu possible l’existence de ces campements.

Le soulèvement paysan a aussi changé la société en amenant déjà Modi à suspendre les lois anti-ouvrières liquidant l’essentiel des acquis ouvriers que le gouvernement voulait également imposer. Modi espérait ainsi acheter les directions syndicales ouvrières, ce qu’il a en partie réussi, puisque pour la grève générale commune paysans-ouvriers prévue le 26 mars 2021, les directions syndicales ouvrières se sont désistées au dernier moment pour ne s’engager qu’à un soutien symbolique. Mais peu importe, le blocage général du 26 mars a été un grand succès montrant l’influence nationale des paysans. Et puis, le processus recommence, le soulèvement paysan a à nouveau imposé aux directions syndicales ouvrières l’organisation commune du 1er mai, et il espère bien dans la foulée entraîner la base ouvrière et populaire à marcher avec lui sur le Parlement dans les jours qui suivent.

Alors bien sûr, bien des combats sont encore à mener.

Le gouvernement a tenté de faire assassiner ces derniers jours, le leader le plus populaire du soulèvement paysan, Rakesh Tikait. Il a récolté du coup un blocage général de Delhi pendant un jour.

Et ce n’est pas fini. Les paysans craignent que Modi ne cherche à faire assassiner dans les jours qui viennent les principaux dirigeants du soulèvement et donc ils s’organisent pour cela, argumentant que si la police est incapable d’assurer leur protection, il va bien falloir qu’ils s’en occupent eux-mêmes, menaçant ou annonçant ainsi la naissance d’une milice paysanne.

Le gouvernement pour le moment du seul État de l’Haryana (dirigé par le BJP) le plus enragé contre les paysans, a annoncé qu’il interdisait au commun du peuple de parler à des paysans en lutte sous peine de sanction, et a sorti une loi lui permettant de saisir les biens, maison ou champs, des paysans pris à participer à une manifestation illégale. Cela amènera-t-il les paysans à annoncer leur droit à saisir les biens des capitalistes qui font violence contre le mouvement ? On verra, mais toute l’évolution pousse à cette spirale vers la révolution.

Et c’est ce virus de la révolution, ce variant indien, que craignent surtout les possédants jusqu’en France qui font fermer à leurs journaux toute information provenant d’Inde à l’exception de celles de la campagne de peur que mène la presse de Modi sur le Covid qui est en fait une campagne contre les paysans.

Jacques Chastaing. 19.04.2021

La Commune de Paris / Episode 5

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Marie Ferré, Louise Michel et Paule Minck à la mairie du Xème arrondissement, quartier général de l’Union des Femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés.                                  Raspouteam – Paris – 2021

À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

Dans ce 5ème épisode de notre série, nous allons nous intéresser à la participation des femmes à la Commune de Paris avec Laure Godineau, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris 13 – Sorbonne Paris Cité (USPC).

En deuxième partie d’émission, vous entendrez des extraits d’un entretien avec Camille, infirmière à l’hôpital public, en première ligne pendant la crise du Covid.

Retrouvez l’intégralité de l’entretien ainsi que d’autres témoignages dans le podcast Paroles de Soignant.e.s , réalisé par l’Actualité des Luttes.

Bonne écoute !

LA COMMUNE DE PARIS / ÉPISODE 4

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Barricade tenue par des Gardes Nationaux fédérés, 1871. Raspouteam – Paris – 2021

À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Vous entendrez des lectures de texte de l’époque, des archives et des entretiens avec des historiens et historiennes. Mais la Commune n’est pas morte et nous ferons aussi le lien avec les luttes actuelles, à travers des reportages des interviews inédites.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

Dans ce 4ème épisode de notre série, nous allons d’abord découvrir les institutions de la Commune de Paris avec Laure Godineau, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris 13 – Sorbonne Paris Cité (USPC).

Dans une seconde partie de l’émission, nous allons parler des expériences communalistes au Mexique avec Liu, du Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL).

Nous reviendrons avec lui sur les luttes des communautés indiennes pour la défense de leur terres communales, en évoquant notamment la Révolution Mexicaine, le soulèvement Zapatiste de 1994 et ses suites, et l’exemple de la Commune Libre de Oaxaca en 2006.

CHILI 2021 / ÉPISODES 2 ; Stratégie répressive et prisonniers politiques

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Le 18 octobre dernier, le peuple chilien s’est réveillé pour exiger davantage de justice sociale. Trois jours plus tard le président de la République Sebastián Piñera a déclaré que le pays était « en guerre contre un ennemi implacable ».  Jusqu’à l’apparition de la covid-19 et a repris suite au levé du couvre-feu instauré pendant 6 mois avec comme prétexte la pandémie. Au mois d’octobre 2020, un référendum a vu le jour et la population s’est exprimé en faveur d’une nouvelle constitution. Cette décision soulève de nombreux enjeux et notamment avec les élections présidentielles qui auront lieu courant 2021.

Nous consacrons donc deux émissions sur la situation sociale au Chili. Une première dans laquelle nous avons diffusées une partie des prises de parole réalisé lors de la rencontre internationaliste organisé par la cantine syrienne  » les peuples veulent », qui avait lieu le jeudi 21 janvier avec le collectif Vitrine Dystopica, intitulée : Communalisme et perspectives de victoire du Chili à la France.

La seconde émissions été réalisé dans le début du mois de mars avec deux membres de l’assemblée des familles de prisonniers politiques chiliens. Dans cet entretien, nous revenons sur la stratégie répressive du pouvoir institutionnel, simultanément à cette  » victoire »du référendum ; et sur la proposition de loi d’amnistie générale pour tout les prisonniers politiques que cette assemblée cherche à faire adopter dans le projet de la nouvelle constituante. L’occasion pour nous d’aborder la situation actuelle du Chili et les enjeux politiques actuels.

CHILI 2021 / ÉPISODE 1 ; Les limites de la constituante

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Le 18 octobre dernier, le peuple chilien s’est réveillé pour exiger davantage de justice sociale. Trois jours plus tard le président de la République Sebastián Piñera a déclaré que le pays était « en guerre contre un ennemi implacable ».    Le mouvement s’est maintenue jusqu’à l’apparition de la covid-19 et a repris suite au levé du couvre-feu instauré pendant 6 mois avec comme prétexte la pandémie. Au mois d’octobre 2020, un référendum a vu le jour et la population s’est exprimé en faveur d’une nouvelle constitution. Cette décision soulève de nombreux enjeux et notamment avec les élections présidentielles qui auront lieu courant 2021.

Nous consacrons donc deux émissions sur la situation sociale au Chili. Une première dans laquelle nous vous diffusons une partie des prises de parole réalisé lors de la rencontre internationaliste organisé par la cantine syrienne  » les peuples veulent », qui avait lieu le jeudi 21 janvier avec le collectif Vitrine Dystopica, intitulée : Communalisme et perspectives de victoire du Chili à la France. Cette discussion revient sur les dangers du processus électoraliste, les tentatives de récupération de la mobilisation par le pouvoir institutionnel, mais aussi sur les conséquences et perspectives réelles issues de la mobilisation débutée l’année dernière.

LES PEUPLES VEULENT

🌅 Alternatives révolutionnaires 🌅

Si la crise sanitaire et sa gestion, comme les catastrophes écologiques successives, assombrissent chaque jour notre perception du futur, des rayons d’espoir percent malgré tout ce ciel gris et menaçant.

Soudan, Algérie, Hong Kong, France, États-Unis, Mali, Liban, Irak, Iran, Thaïlande, Biélorussie, Équateur, Haïti, Catalogne, Chili, Nigeria… On peine à dénombrer sans en oublier l’ensemble des soulèvements des deux dernières années. 💥

Un désir de vie, de dignité et de justice parcourt villes et campagnes du monde entier. Malgré la répression, le courage des peuples qui se soulèvent défient partout le statu quo.

Si l’on semble s’accorder que dans les quatre coins du monde « les peuples veulent la chute des régimes », bien rares sont les voix et les slogans qui évoquent ou défendent une vision de

ce qui pourrait succéder ces chutes 🌅. La question de l’après reste bien souvent absente.

Cette année le titre de notre rencontre s’arrête à trois mots sans que nous sachions si il faut les ponctuer d’un point d’interrogation❓ ou d’exclamation❗

💥Les peuples veulent!?💥

Pendant plus d’un siècle, révolution rimait avec socialisme(s). Du Vietnam à l’Algérie en passant par Cuba ou le Burkina Faso, quand une insurrection éclatait, le communisme était disponible lorsqu’il s’agissait d’imaginer la suite. Que l’on s’en réjouisse ou non, on peut s’accorder pour dire que la situation a bien changé.

Quelles propositions de transition ou de rupture réussissent encore à se frayer un passage au moment des soulèvements ? La démocratie libérale pour remplacer les régimes autoritaires ? Des assemblées constituantes pour transformer la démocratie libérale ? Quelles perspectives dessinent les révoltés de nos jours ❓

C’est pour réfléchir à ces questions que nous avons souhaité inviter collectifs et individu.e.s du monde entier à participer à cette rencontre.

Certain.e.s, après avoir assisté à l’écroulement de régimes ou à la libération de territoires entiers ont déjà entrevu cet instant d’après. D’autres, ne souhaitant pas attendre de tels moments, ont déjà commencé à construire des d’alternatives au système actuel.

Les changements progressifs et locaux ne peuvent être opposés aux soulèvements. Au contraire, il nous faut souhaiter qu’en plus de se multiplier, les uns et les autres se nourrissent mutuellement.

À partir des pistes qui sont d’or et déjà creusées ici et ailleurs, il est possible d’apercevoir des réponses communes et de dessiner des horizons qui traversent frontières et océans. ✨

GILETS JAUNES ; SOLIDARITÉ AVEC LES CONDAMNÉ-E-S

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1er décembre 2018. Acte 3 des Gilets jaunes. Sous la pression populaire, la police doit quitter la place de l’Étoile, et les manifestant.es gagnent l’Arc de Triomphe. Les images font le tour du monde, les Gilets jaunes imposent leur présence au cœur des quartiers bourgeois de la capitale.

La répression ne se fait pas attendre, et la police interpelle 412 personnes à Paris pour la seule journée de samedi. De nombreuses comparutions immédiates s’enchaînent, où les peines sont lourdes.

Deux ans d’enquête plus tard, 12 personnes seront traînées devant le tribunal correctionnel de Paris.

Dans ce contexte de répression, comment se passe l’entraide et la solidarité avec les gilets jaunes incarcérés ? C’est le thème que nous allons aborder dans l’émission de ce jour.

Pour cela, nous serons en plateau avec Marie et par téléphone avec Micha, toutes deux membres du collectif Un petit mot un sourire « où écrire à nos condamnés ». Groupe créé en août 2019, afin de permettre aux personnes qui le souhaitent d’écrire à des camarades incarcérés.

Dans le courant de l’émission, noue entendrons l’entretien réalisé avec Victor, membre du syndicat des gilets jaunes. Il nous parlera de la création du syndicat et de la grande marche des gilets jaunes qui est partie de Montpellier, le 16 mars dernier.

LA COMMUNE DE PARIS / ÉPISODE 3

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Gardes Nationaux fédérés et civils, 1871.
Raspouteam – Paris – 2021

À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Vous entendrez des lectures de texte de l’époque, des archives et des entretiens avec des historiens et historiennes. Mais la Commune n’est pas morte et nous ferons aussi le lien avec les luttes actuelles, à travers des reportages des interviews inédites.

Rendez-vous tous les jeudi de 12 h 30 à 13 h 30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

Dans ce troisième épisode, nous allons parler de la proclamation de la Commune le 28 mars 1871.

Qui sont les hommes qui vont constituer le Conseil de la Commune ?
Quelle est leur origine sociale ?

Il n’y a pas d’unité de vues parmi ces représentants du Paris insurgé.
Des Républicains radicaux, des Jacobins, des Blanquistes, des Internationalistes…

Nous allons découvrir les élus de Paris qui vont siéger à l’Assemblée Communale avec Laure Godineau, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris 13 – Sorbonne Paris Cité (USPC).

Dans une 2ème partie de l’émission, nous allons aborder la situation au Rojava, au Nord-Est de la Syrie.

Le Kurdistan Syrien a vu émerger depuis 2012 un système politique nouveau, le Confédéralisme Démocratique, basé sur les théories communalistes de Murray Bookchin, et dont l’unité de base est la Commune.

Malgré une guerre qui dure depuis près de 10 ans, les habitants du Rojava ont su tenir bon, et ont réussi à construire des institutions démocratiques.

Vous entendrez un entretien téléphonique avec Dilovan, un jeune français qui a rejoint le Rojava en 2018 et a participé pendant plusieurs mois à la vie dans les Communes du Nord Est Syrien.

Il va nous raconter son expérience et le fonctionnement des institutions communales.

Bonne écoute !

LA COMMUNE DE PARIS/ Épisode 2

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Gardes Nationaux fédérés et civils, 1871.
Raspouteam – Paris – 2021

À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Vous entendrez des lectures de texte de l’époque, des archives et des entretiens avec des historiens et historiennes. Mais la Commune n’est pas morte et nous ferons aussi le lien avec les luttes actuelles, à travers des reportages des interviews inédites.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

Dans ce deuxième épisode, nous allons parler avec Michèle Audin d’Eugène Varlin, figure de la Commune de Paris et de la Première Internationale.

Dans une seconde partie d’émission, nous serons avec les Gilets Jaunes de Montreuil, qui le 18 mars 2021 rendaient hommage à la Commune en réoccupant le rond-point de la Croix de Chavaux.

Vous entendrez un reportage réalisé à cette occasion, ainsi qu’un entretien téléphonique avec Simon, membre de l’Assemblée des Gilets Jaunes de Montreuil.

En complément de notre émission du 25 mars, vous trouverez ci-dessous notre supplément spécial Gilets Jaunes, diffusé le 30 mars de 16h à 17h sur FPP.

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Dans ce supplément spécial Gilets Jaunes, vous entendrez l’intégralité du reportage réalisé le 18 mars dernier à l’occasion de la reprise de leur rond-point de la Croix de Chavaux par l’Assemblée des Gilets Jaunes de Montreuil, et un entretien avec Simon, qui en fait partie. Nous terminerons l’émission avec un entretien réalisé avec Jean, des Gilets Jaunes de Lamballe, qui va nous raconter comment l’anniversaire de la Commune a été interrompu par la Gendarmerie à Lamballe, mais aussi à Guingamp et à Paimpol.

Bonne écoute !

La Commune de Paris / Épisode 1

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Gardes Nationaux Fédérés et canons sur la butte Montmartre, 1871.
Raspouteam – Paris – 2021

À l’occasion des 150 ans de la commune de Paris, et à partir du 18 mars Raspouteam et l’Actualité des luttes font revivre les idéaux de l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques,

Vous entendrez des lectures de textes de l’époque, des archives et des entretiens avec des historien-ne-s. Mais la commune n’est pas morte, et nous ferons aussi le lien avec luttes actuelles à travers des reportages et interviews inédites.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

Dans ce premier épisode, nous allons écouter des extraits de conférences d’Henri Guillemin, enregistrées en 1971 pour la Télévision Suisse Romande (TSR), qui revient à sa façon sur les origines historiques et sociales de la Commune de Paris de 1871.

Pause musicale : Simone Bartel / La Canaille

Bonne écoute !

APPEL A LA MOBILISATION DU 20 MARS CONTRE LES VIOLENCES D ETAT : FATOU DIENG / COLLECTIFS SANS PAPIERS DE LA MARCHE DES SOLIDARITES

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Depuis 10 ans, les victimes des violences d’État marchent pour la vérité, la justice et la réparation. Cette année, pour afficher leur volonté d’union, de soutien et de solidarité mutuels, elles ont décidé de créer le Réseau d’Entraide Vérité et Justice.

Ce samedi 20 mars 2021, ce réseau appelle à des marches et rassemblements partout en France, dans le cadre des Journées internationales contre les violences des forces de l’ordre et contre le racisme. A Paris la manifestation débutera à 13h12 Place Edmond Rostand. Cette marche sera rejoint à 14h à Luxembourg par les collectfis sans papiers qui s’organise autour de la Marche des solidarités dont le 1er acte a eu lieu le 30 mai 2020.

Contre l’impunité, contre la violence judiciaire qui excuse, absout et prolonge les violences des forces de l’ordre, ce réseaux proclamera haut et fort ses exigences ce samedi 20 mars 2021 :

  • Mettre fin aux contrôles d’identité permanents et mettre en place un récépissé qui oblige les agents à justifier leurs contrôles.
  • Supprimer le délit d’outrage et rébellion. Pour en finir avec les procédures abusives, le harcèlement quotidien et le «business des outrages».
  • Interdire le harcèlement répressif et judiciaire contre les manifestants.
  • Abroger l’article «permis de tuer» L435-1 de la loi sécurité publique du 28 février 2017 qui assouplit et élargit le cadre de la «légitime défense».
  • Interdire les techniques d’étouffement : clé d’étranglement, plaquage ventral et pliage.
  • Interdire les armes classées armes de guerre (LBD et grenades) et les pistolets électriques, pour la police du quotidien comme lors des manifestations et dans les établissements pénitentiaires.
  • Interdire les “pare-chocages” et les courses-poursuites pour de simples infractions routières.
  • Supprimer l’usage systématique des gaz et des nasses en maintien de l’ordre.
  • Fermer les quartiers d’isolement et disciplinaires (QI et QD).
  • Dissoudre les équipes de matons cagoulés (ELSP et ERIS), responsables de tabassages et impliquées dans des morts “suspectes”.
  • Installer des caméras dans les véhicules de patrouille.

contre l’impunité et le déni de justice :

  • Créer un organe indépendant pour enquêter sur les plaintes contre les forces de l’ordre et les surveillants pénitentiaires, et pour garantir l’indépendance des expertises scientifiques nécessaires.
  • Dépayser systématiquement l’instruction des plaintes contre les forces de l’ordre et les surveillants pénitentiaires.
  • Mettre en place une assistance psychologique systématique pour les victimes et leurs proches et la gratuité des soins nécessaires.
  • Garantir la prise en charge complète, par la Sécurité sociale et les mutuelles, des soins et traitements médicaux nécessaires consécutifs à des violences d’État.
  • Garantir l’audition par le magistrat instructeur de tous les témoins identifiés, leur remettre une copie de leurs auditions et leur mise sous protection.

contre le déni des droits humains :

  • Garantir l’accès à tous les enregistrements audios et vidéos disponibles.
  • Encadrer et engager la responsabilité des médecins intervenant dans des procédures judiciaires.

contre le dénigrement et les violences faites aux sans-papiers :

  • La liberté de circulation et d’installation.
  • La régularisation.
  • La protection automatique, dès leur arrivée, des jeunes étranger·ère·s isolé·e·s.
  • La fermeture des centres de rétention.
  • L’égalité des droits pour tous dans tous les domaines.
  • Le droit de vote des étrangers.

enfin, nous exigeons :

  • La suspension immédiate des agents mis en cause pour violences ou homicides, et leur radiation définitive s’ils sont condamnés.
  • La suspension immédiate des agents ayant tenu des propos ou commis des actes racistes et leur radiation définitive s’ils sont condamnés.
  • La suppression des propositions de lois Sécurité globale et Séparatisme, ainsi que l’abrogation de toutes les lois liberticides.

            Dans cette émission, nous vous diffuserons un appel à cette mobilisation réalisé par le collectif Case Rebelle et disponible sur youtube que nous avons remonté. Dans un deuxième temps nous vous diffuserons un entretien réalisé le dimanche 14 mars 2021 avec plusieurs membre de collectif sans papiers à l’issue de l’AG de la marche des solidarités qui avait lieu tout le week end à l’ AERI à montreuil.

pour plus d’information :

https://www.facebook.com/reseauveriteetjustice/reseau.veriteetjustice@protonmail.com

https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/090321/20-mars-etouffe-de-lair (appel de la marche des solidarités)

Marche des solidarités – Home | Facebookwww.facebook.com › marchesolidarites

LES PEUPLES VEULENT ; LA SYRIE

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La fin de l’année 2019 a été marqué par une déferlante de contexte insurrectionnel dans le monde, Si on semble d’accord pour admettre que les peuples veulent la chute des régimes, la question de l’après de ce qui pourrait succéder a ces chutes restent parfois en retrait. Quelles perspectives pour ces révoltés du monde entier?

Pour réfléchir à ces questions, la cantine syrienne de Montreuil a invité des collectifs et individus du monde entier a des rencontres en ligne internationalistes du 18 au 22 janvier 2021 à l’issue desquelles des podcasts ont été réalisés.

Cette émission est un des podcasts issue de ces rencontres, dans lequel vous entendrez Yahia Hakoum ; chercheur et activiste Syrien, qui revient sur l’expérience des conseils locaux en Syrie.

lien facebook : https://www.facebook.com/La-Cantine-Syrienne-de-Montreuil-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%A7%D8%A6%D8%AF%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A9-1583058531828054/?comment_id=Y29tbWVudDoyMDM5MDQyMzA2MjI5NjcyXzIwMzkwNDMzODk1NjI4OTc%3D

LE « IMONDE » DE LA 5G

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Nous recevons Gianni et Nicole du collectif Noisy-le-Sec anti-Linky et 5G pour poursuivre notre critique du déploiement de la 5G. L’occasion de reparler des aspects délétères tant au niveau de la santé, de l’environnement que du bouleversement que va induire cette nouvelle technologie dans nos vies et les rapports de production.

Les collectifs anti-linky et leur combat contre le flicage et le bombardement des ondes semblent être un bon point d’appui, entre autre, pour construire une opposition contre la 5G.

Lors de cette émission nous avons évoqué des ouvrages que les auditeurs qui veulent plus d’information sur ce sujet peuvent lire.
Deux bonnes lectures sur la 5G :

« La controverse de la 5G », rapport téléchargeable : https://gauthierroussilhe.com/fr/projects/controverse-de-la-5g

Nicolas Bérard, « 5G mon amour. Enquête sur la face cachée des réseaux mobiles » (éd. Le Passager clandestin, 2020)

Sur l’impact des ondes sur le vivant: Jean-Pierre Lentin, « Ces ondes qui tuent ces ondes qui soignent » (Albin Michel, 2001)

Association de soutien aux électrosensibles : priartem.fr et www.robindestoits.org

MANIFESTATION MARCHE DES LIBERTÉS / SCOLARITÉ ET FORMATION

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Dans l’émission de ce jour nous diffusons un reportage réalisé le 28 novembre dernier lors de la manifestation MARCHE DES LIBERTÉS contre la loi de sécurité global.

Dans la 2ᵉ partie il sera question de la scolarité et de la formation de l’élémentaire a la faculté.

MARCHE DES SOLIDARITÉS

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Nous passerons cette heure d’émission, en compagnie de membres du collectif des sans papiers de Montreuil et aussi d’une membre du collectif des sans papiers du 20ᵉ arrondissement de Paris.

Avec nos invité-e-s, nous ferons un bilan de l’acte 3 de la marche des solidarités et une perspective sur l’acte 4 qui se déroulera le 18 décembre prochain.

ÉVACUATION DU CAMPS DE SAINT DENIS/ FEMMES DE CHAMBRE IBIS BATIGNOLLES/ CONFINEMENT EN PRISON

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Dans l’émission de ce jour, nous diffuserons trois reportages : le 1er est un montage sur les prises de paroles concernant l’évacuation du camp de Saint-Denis ce 17 novembre.

Le 2ᵉ est un montage sur une prise de parole concernant les 16 mois de gréves reconductible des femmes de chambres de l’hôtel IBIS Batignolles.

Le dernier concernera la vie en confinement de 2 prisonniers ainsi que de leurs familles. Avec la lecture de deux lettres une de l’intérieur de la prison et l’autre de l’extérieur.

VIOLENCE FAITES AUX FEMMES! STOP

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Dans cette mission nous diffusons un témoignage de torya datant du 19 décembre 2019 et de la présentation de l ouvrage de silvia federicci le capitalisme patriarcal de juin 2019

CHILI; RÉCIT D’UN MOUVEMENT POPULAIRE

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Revendications collées dans la rue : 1. PIÑERA+PINOCCHIO – 2. OCTOBRE 2019, LE CHILI A DIT SUFFIT !

En Octobre 2019, débute un mouvement social de grand ampleur qui part notamment du refus de payer les transports et qui se diffuse dans une grande partie du Chili. Mouvement qui s’est maintenue jusqu’à l’apparition du covid-19. Le mouvement a repris suite a la levé du couvre feu instauré pendant 6 mois avec comme prétexte la pandémie.

En ce mois d’Octobre 2020, un référendum a vu le jour, autour d’une nouvel constitution pour le Chili, la population s’est exprimé pour une nouvelle constitution.

Dans l’émission de ce jour, nous parlerons de la situation sociale au Chili avec Claudio. En sa compagnie, nous reviendrons entre autre sur les enjeux de cette nouvelle constitution et des perspectives qui peuvent en découlé.

GRÉVE DANS L’ÉDUCATION NATIONALE / MENACE SUR L’HÔPITAL HÔTEL DIEU

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Deux sujets dans l’émission de ce jour. Nous commencerons avec la journée de gréve dans l’enseignement et le rassemblement qui se tenait le 10 Novembre dernier a Paris et  dans ce  reportage, nous entendrons des enseignantes, lycéen-n-e et syndicalistes qui expliquent les raisons de ce mouvement.

Dans le second reportages de cette émission , nous serons devant l’hôpital Hôtel-Dieu à Paris ou se tenait le 6 Novembre dernier, une conférence de presse pour alerter de la menace de fermeture des urgences de cet hôpital.

RENTRÉE SCOLAIRE; CONFINEMENT + COUVRE FEU ?

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Dans l’émission de ce jour, interviendra en première partie une enseignante du Lycée Mozart pour revenir sur différent mouvements de gréve mis en place depuis la rentrée scolaire.

En 2ème partie nous aurons Juliette, une autre enseignante pour continuer de parler sur cette rentrée confinement dans un autre lycée de la région Parisienne

VOYAGE EN ARMÉNIE

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En Arménie, au printemps 2018, c’est la révolution. L’ensemble du pays est sorti dans les rues pour déloger le pouvoir corrompu, en place depuis des lustres.

Dans l’émission de ce jour, nous revenons sur ce mouvement populaire en compagnie de Jean-Luc Sahagian, qui présentait le 5 Septembre dernier a la librairie Quilombo son dernier livre; L’éblouissement de la révolte (éditions CMDE)

RENCONTRE A ROUEN AUTOUR DE LA REVUE Z « FUMÉE NOIRE ET GILET JAUNE »

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En soutien à la mobilisation nationale pour une auto défense populaire face aux dangers industriels, l’équipe de la revue Z était à Rouen le 26 septembre 2020 ; un an après le gigantesque incendie qui a ravagé l’usine chimique Lubrizol et les entrepôts de Normandie Logistique. Suite à la présentation s’en est suivi un débat, entre autre sur la difficulté de répondre au chantage à l’emploi et de demander la fermeture immédiate de Lubrizol.

LUBRIZOL 1 AN APRÈS

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Un an après l’incendie du site Lubrizol à Rouen, l’appel « Notre maison brûle et nous ne regarderons plus ailleurs », signé par de nombreuses organisations et personnalités, a appeler à une mobilisation le 26 septembre  dernier devant les sites industriels dangereux. Sur 500 000 installations classées pour la protection de l’environnement, 459 000 échappent à toute inspection !

Dans l’émission de ce jour, nous entendrons les différentes intervention qui a rythmé la réunion publique d’information qui se tenait ce 25 septembre à Rouen.

GILETS JAUNES / VINCENZO VECCHI (rediffusion)

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Le 12 Septembre dernier, manifestation de rentrée des gilets jaunes à Paris . Dans cette première partie d’émission , nous diffusons le reportage réalisé Samedi dernier dans la manifestation.

Dans la seconde parties d’émission , nous diffusons l’entretien réalisé par l’émission l’agenda avec Laurence Du Comité de soutien à Vincenzo Vecchi pour parler des échéances à venir et de l’audience qui aura lieu le 2 octobre prochain, à la Cour d’appel d’Angers. vous pouvez suivre et soutenir le Comité de Soutien de Vincenzo Vecchi, de Rochefort-en-Terre sur : www.comite-soutien-vincenzo.org

L’Agenda est une des deux émissions quotidiennes de Radio Fréquence Paris Plurielle (FPP), écoutable sur le 106.3FM et le site, www.rfpp.net. L’émission est en direct, tous les jours du lundis au vendredis de 12h à 12h30

GILETS JAUNES / VINCENZO VECCHI

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Le 12 Septembre dernier, manifestation de rentrée des gilets jaunes à Paris . Dans cette première partie d’émission , nous diffusons le reportage réalisé Samedi dernier dans la manifestation.

Dans la seconde parties d’émission , nous diffusons l’entretien réalisé par l’émission l’agenda avec Laurence Du Comité de soutien à Vincenzo Vecchi pour parler des échéances à venir et de l’audience qui aura lieu le 2 octobre prochain, à la Cour d’appel d’Angers. vous pouvez suivre et soutenir le Comité de Soutien de Vincenzo Vecchi, de Rochefort-en-Terre sur : www.comite-soutien-vincenzo.org

L’Agenda est une des deux émissions quotidiennes de Radio Fréquence Paris Plurielle (FPP), écoutable sur le 106.3FM et le site, www.rfpp.net. L’émission est en direct, tous les jours du lundis au vendredis de 12h à 12h30

LES GILETS JAUNES A TOULOUSE (REDIFFUSION)

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Du 6 au 8 Mars dernier a eu lieu à Toulouse , La Cinquième Assemblée des Assemblées du mouvement des Gilets Jaunes . un rassemblement national de débat et d’échanges qui se tenait pendant ses 3 jours.

Dans l’émission de ce jour , nous entendrons les interventions et entretiens qui ont eu lieu pendant ses trois jours .

MOBILISATION AU LYCÉE ROMAIN ROLLAND A IVRY / ACTE 65 GILET JAUNE (REDIFFUSION)

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Nous vous diffusons un reportage réalisé suite a la mobilisation au lycée Romain Rolland le 5 Février dernier

En seconde partie d’émission , nous vous diffusons un reportage réalisé à Paris sur la manifestation Acte 65 des Gilets jaunes le 8 Février dernier

GILETS JAUNES : UN AN PLUS TARD(rediffusion)


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Aujourd’hui en nouvelle diffusion , nous vous proposons l’émission du 2 Décembre 2019

GILETS JAUNES ACTE 53(rediffusion)

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Nous débutons pour ce mois de juillet , la diffusion d’émission en nouvelle diffusion . Pour ce Lundi 6 Juillet , nous vous proposons l’émission du 21 Novembre 2019

LUTTE CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRE (rediffusion)



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Nous consacrons cette heure a la lutte contre les violences policières lors de la marche commémoratif pour Lamine Dieng samedi 20 Juin ensuite au reportage réalisé le lundi 22 juin 2020 a Stains suite a l’appel du collectif Justice pour Adama Traore!

LUTTE CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRE

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Nous consacrons cette heure a la lutte contre les violences policières lors de la marche commémoratif pour Lamine Dieng samedi 20 Juin ensuite au reportage réalisé le lundi 22 juin 2020 a Stains suite a l’appel du collectif Justice pour Adama Traore!

MISE EN PLACE DE LA CONTINUITÉ PÉDAGOGIQUE / LUTTES INVISIBLES

Aujourd’hui en nouvelle diffusion ,nous vous proposons un entretien réalisé avec Bruno,un enseignant chercheur gilet jaune avec qui nous parlera du climat politique actuel. entretien diffusé dans l’émission du 15 Avril dernier

Dans la seconde parties de l’émission , nous vous diffusons l’entretien réalisé avec Jacques Chastaing , animateur du site luttes invisible . entretien diffusé dans l’émission du 16 Avril dernier.

L’APARTHEID ISRAÉLIEN A L’HEURE DU COVID-19

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Alors que la pandémie du Covid-19 frappe l’humanité entière, les Palestiniens restent confrontés à la dure réalité de l’apartheid. Israël poursuit en effet sa politique implacable de persécution, de harcèlement et d’obstruction à tout développement. Blocus de Gaza, destructions des infrastructures médicales en Cisjordanie, poursuite des arrestations arbitraires.

Dans l’émission de ce jour, nous vous proposons la diffusion de la  séance d’échange virtuel  depuis Ramallah avec Inès Abdel Razek de l’Institut Palestinien de diplomatie publique (PIPD). Cette séance fut organisée le 29 avril dernier par  l’ABP- l’association belgo-palestienne. Bonne écoute !

MESSAGE D’ALERTE DES SALARIÉS DU TRANSPORTS AUX USAGERS

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Aujourd’hui, une émission totalement dédié au secteur des transports, dans laquelle nous vous diffusons quelques interventions que nous avons pu récupérer lors d’un meeting nommé « déconfinement et transports en commun » trouvé sur la chaîne de RÉVOLUTION PERMANENTE.

GILETS JAUNE. / REFORME DES RETRAITES: AG DE LUTTE

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dans cette première partie d’émission , nous serons dans un reportage réalisé ce 7 décembre 2019 sur l’acte 56 des gilets jaune et la manifestation parisienne qui se déroulait de Bercy a porte de Versailles

Dans la suite des premières rencontres RATP SNCF et dans le cadre de la grève sur la réforme des retraites qui s’annonce massive, ce 6 décembre se tenait Gare Saint-Lazare ,  la Rencontre interpro des AG et comités pour se coordonner en île de France, tous secteurs confondus . et dans cette seconde parties d’émission , nous entendrons quelques prises de parole issue de cette AG ence des syndicats avec ce mouvement.

GILETS JAUNES : UN AN PLUS TARD


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Dans l’émission de ce jour , nous revenons sur le mouvement des gilets jaunes qui a éclos en Novembre 2018

Nous avons réunis autour des micros , quelques gilets jaunes de différents secteurs de Paris et de la région parisienne et comme point de départ de cette émission , nous avons pris l’ acte 53 des 16 et 17 Novembre dernier

GILETS JAUNES ACT 53

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Dans l’émission de ce jour nous vous diffusons un montage de différents reportage autour de l’act 53 des gilets jaune.

LA PLATE FORME D ENQUÊTE MILITANTE ET LES GILETS JAUNES.

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Ça faisait un petit moment qu’on voulait en savoir un peu plus sur cette plate forme. Partir des acteurs des luttes, se déplacer, les rencontrer, faire écho avec nos moyens, faire lien, construire…Il y a des points communs entre nous;

« Alimentée par ces exigences autant qu’elle ambitionne de leur donner corps, cette plateforme a pour objectif d’accélérer et d’intensifier la production théorique et politique : entre la ligne de conduite et l’élaboration intellectuelle, là où les propositions théoriques débouchent sur l’action et la pratique politique produit ... »

LES GILETS JAUNES

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Dans l’émission de ce jour , nous revenons sur la 4ème assemblée des assemblées des gilets jaune qui se tenait à Montpellier les 1, 2 et 3 Novembre 2019 à l’Agropolis Muséum

Et pour ce faire , nous aurons par téléphone , un gilet jaune de Montpellier et un gilet jaune de Saint-Nazaire et en leurs compagnie , nous reviendrons sur les discussions de ses trois jours d’assemblée.