DES DÉTENUS PORTENT PLAINTE CONTRE LES CONDITIONS DE VISITE DE LEURS PROCHES(rediffusion)

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Depuis le début de la crise de la Covid-19 véritable État de guerre et d’État d’urgence sanitaire, le gouvernement plutôt que de donner des réponses sanitaires a décidé de privilégier la réponse sécuritaire.

Il en va de l’extérieur des prisons comme de l’intérieur. Le peu d’aménagement gagné de dures luttes est repris petit à petit. Au lieu de faire des tests l’administration pénitentiaire dresse des vitres en plexiglas pour séparer les parloirs entre les prisonniers et leurs proches ; sas de décompression.

Saisi par cinq détenus de la maison d’arrêt de Seysses qui contestent le dispositif de séparation mis en place dans les parloirs depuis le début de la crise sanitaire, le tribunal administratif de Toulouse a confirmé que ce dispositif portait atteinte au maintien des liens entre les détenus et leurs proches,

Depuis la reprise des parloirs en mai dernier, les dispositifs visant, pour des raisons sanitaires, à séparer physiquement les personnes détenues de leurs visiteurs n’ont cessé de se multiplier.

Depuis l’automne, la mise en place de cloisons de plexiglas hermétiques courant du sol au plafond s’est généralisée et la quasi-totalité des boxes de parloir en sont désormais dotés. Chacun d’un côté de la vitre, les détenus et leurs proches se retrouvent ainsi contraint de hausser la voix, parfois jusqu’à hurler, pour s’entendre.

À Seysses, c’est une vingtaine de boxes contigus qui accueillent les visiteurs, dans une cacophonie géante, empêchant tout échange et toute intimité. Ce nouveau dispositif se rapproche désormais des parloirs réservés aux prisonniers punis.

Confronté à une telle situation, cinq détenus de la maison d’arrêt ont demandé à la direction de retirer ce dispositif puis, face à son refus, ont saisi le tribunal administratif de Toulouse en référé. Celui-ci a, dans une ordonnance datée du 18 février 2021, de leur donner raison, confirmant que le fait « de refuser de retirer l’installation de deux plaques de plexiglas séparant les parloirs en deux zones hermétiquement fermées du sol au plafond est de nature à créer un doute sérieux quant à sa légalité dans la mesure où les dégradations acoustiques de telles mesures ne permettent plus aux détenus de maintenir les liens personnels et affectifs avec les membres de leurs familles ».

En outre, prenant acte du fait que la direction a, entre temps, fait percer des trous dans les parois de plexiglas pour faciliter les échanges ainsi qu’elle l’a affirmé dans sa défense, le juge a exigé qu’un contrôle acoustique de cet aménagement soit effectué rapidement, sans la présence des avocats et hors des conditions d’utilisation ordinaire.

En entendant parler de cette plainte 15 prisonniers de la maison centrale de Châteauroux ont entrepris de porter le même recours.

Dans cette émission vous pourrez entendre non seulement les prisonniers de Châteauroux expliquer les conditions de visites sous Covid-19 et les raisons de leur colère, mais également maître julien Brel du barreau de Toulouse et maître Romain profit pour Châteauroux.

Cette initiative renoue, dans un contexte particulièrement difficile, avec l’action collective. Nous verrons combien malgré le fait que la forme choisie ; la contestation juridiques, n’est pas une évidence au sein des prisons.

Cette émission est faite pour soutenir ce dépôt de plainte et sera diffusée le plus largement possible afin que d’autres prisonniers s’en saisissent. Nous saluons ici le courage de ceux et celles qui l’ont intenté et espérons que d’autres feront de même.

REFORME DES RÉDUCTIONS DE PEINE

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Dupont Morreti souhaite présenter sa réforme en Conseil des ministres « mi-avril », avant un examen au Parlement un mois plus tard.

Il s’agit de filmer les audiences, supprimer des crédits de réduction de peine, encadrer les enquêtes préliminaires et construire 7 000 nouvelles places de prisons supplémentaires. Il « ne s’agit pas d’incarcérer plus, mais d’incarcérer dans la dignité ». Une promesse d’avenir barbelé, mais dans le respect des droits… Le but de cette loi pour le ministre est de « restaurer la confiance de nos concitoyens dans la justice ». Ce sera d’ailleurs probablement son nom : « Loi pour la confiance dans l’institution judiciaire ».

Aujourd’hui nous revenons sur la réduction des remises de peine, bien que le peu de réactions et de critiques concernant cette énième réforme soit affligeantes.

Depuis les lois Perben de 2004, les crédits réduction de peine, qui s’octroie en fonction du comportement en détention soit trois mois de moins la première année de détention, deux mois par an pour les années suivantes ou 7 jours par mois, limités à 60 jours, si la peine est inférieure à 12 mois. « C’est une carotte pour le détenu : on lui donne la possibilité d’anticiper à date certaine sa libération.

De quoi l’inciter à bien se comporter d’emblée, car il peut les perdre en cas de faute disciplinaire. Il faut créer de l’espoir si on veut pouvoir tenir des taules surpeuplées », souligne Cécile Mamelin, ancien juge de l’application des peines. « Mais pour les établissements sous pression, c’est aussi une façon efficace de gérer la détention en prévoyant ses flux de détenus et son taux d’occupation », poursuit-elle.

Et les remises de peines supplémentaires : qui viennent gratifier les efforts de réadaptations sociales des détenus (travail, participation aux activités, visite chez le psy, mais surtout payer les parties civiles…) les remises de peine exceptionnelles viennent quant à elles récompenser la délation, la soumission, la traîtrise.

La trouvaille de super Dupont si elle voit le jour… À l’avenir, les remises de peine ne seraient donc octroyées qu’aux détenus qui témoigneraient d’un comportement exemplaire. Va t il fusionner des deux systèmes, mais les barèmes ne sont pas connus pour le moment. On ne sait pas si le cumul sera moins important ?

Est-ce que celui-ci rendra illisible la date de fin de peine ? Est-ce qu’elle sera jugée chaque année au risque d’embouteiller des commissions d’application des peines et qu’il sera difficile d’anticiper les sorties de prison. On peut dire que nous croulons sous les réformes successives, et qu ‘elles sont illisibles. Coté juge d’application des peines, c’est la panique et l’incompréhension ; Coté matons ont se réjoui d’avoir moins de boulot puisque ce serait le juge de l’application des peines qui en serait chargé.

Parmi les dispositions envisagées, le ministre entend « mettre un terme aux crédits de remise de peine (…) mis en place au début des années 2000. « Ce que je veux, c’est en finir avec l’hypocrisie et remettre de la vertu dans le système : des remises de peine, oui, si elles profitent à la société, au personnel et au détenu lui-même, qui devra faire, pour en bénéficier, les efforts de réinsertion nécessaires », justifie-t-il.

Le gouvernement est bien mal placé pour nous parler de vertu, et semble également ignorer le fonctionnement de ces tribunaux qui assènent des peines de plus en plus longues et qui prennent en compte les remises de peines dans le prononcé de la peine. Sa vertu rougirait aux vues des conditions de détention.
Depuis le début de la création des remises de peine en 1972, celles-ci n’ont fait que diminuer tandis que les peines augmentaient.

Le délire de nos dirigeants serait de faire exécuter dans leur totalité les peines. Le précédant qui touche certains détenus pourrait se généraliser ; En effet depuis quelques années, l’octroi des crédits de peine a été supprimé pour certains prisonniers : pour les peines liées à des faits de terrorisme d’une part, puis, depuis 2019, pour certains détenus condamnés dans le cadre de violences conjugales et en projet pour les personnes inculpées dans des dossiers liés aux fonctionnaires dépositaires de l ‘autorité publique.

Mais ce dispositif n’est pas un cadeau, mais une nécessité pour pacifier la détention. Non seulement la suppression de remise de peine aggraverait la surpopulation carcérale, elle rallongerait les peines déjà très longues et boucherait les perspectives pour beaucoup.

Elle créerait une compétition insupportable dans les prisons puisque du travail, il n’y en à pas pour tout le monde, loin de là, idem pour les activités et tout le reste… Entamer une démarche de soins ou une thérapie en prison ou reprendre des études ou une formation révèle de l’exploit.

LES CENTRES DE RÉTENTION

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Depuis plusieurs mois la situation dans les Centres de Rétention Administrative (CRA, prisons pour sans-papiers) est encore plus pourrie que d’habitude. Les centres sont blindés, tous les jours les personnes enfermées risquent de tomber malades, alors que le suivi médical est inexistant. Si moins de personnes sont expulsées actuellement, c’est notamment grâce à des pratiques de résistance massive : pour être expulsé.e vers un certain nombre de pays, il faut faire un test covid, ce que les retenu.e.s refusent souvent.

Pour punir celles et ceux qui n’acceptent pas de se faire tester, les flics les emmènent presque systématiquement en garde-à-vue, et les juges les condamnent souvent à des peines de prison. Il est aussi de plus en plus fréquent qu’une personne qui a passé 90 jours en rétention (le maximum légal) soit mise en Garde à Vue (GAV), condamnée à une nouvelle mesure d’éloignement, puis de nouveau placée en rétention : dans le CRA de Mesnil-Amelot, des prisonnier.e.s sont en train de redoubler leurs 90 jours. Six mois enfermé.e.s, pour ne pas avoir les « bons » papiers et pour refuser de se faire expulser ! 

Pour lutter contre cette situation, mercredi 20 janvier les retenus du CRA3 de Mesnil-Amelot se sont révoltés. Deux bâtiments ont cramé ! Les flics ont dû appeler les renforts, certains prisonniers ont été hospitalisés et une dizaine d’autres ont été interpellés. Au total, 44 places en cellule sont aujourd’hui inutilisable.

Un procès s’est tenu ce 5 mars 2021. 7 personnes comparaissait pour « rébellion en réunion », dont 4 aussi pour « destruction d’un bien par incendie, une substance explosive ou un moyen de nature à créer un danger pour les personnes ».

Dans l’émission de ce jour, nous reviendrons sur les mouvements de révolte qui ont eu lieu dans plusieurs centres de rétentions depuis le début de cette année 2021

Et nous en parlerons en compagnie d’Alex, membre du collectif à bas les cra ! Et co animateur de l’émission l’envolée diffusée sur fréquence Paris plurielles le vendredi de 19 h à 20 h 30.

Nous commencerons cette émission, en parlant de l’incendie qui a eu lieu ce jeudi 18 mars au centre de rétention du Mesnil-Amelot puis nous écouterons le témoignage d’un prisonnier du centre de rétention de Vincennes recueillie sur le site https://abaslescra.noblogs.org/ et ensuite en direct, nous aurons par téléphone un second témoignage d’un autre prisonnier du centre de rétention de Vincennes.

Dans la suite de cette émission, nous diffusons un reportage réalisé le jeudi 11 mars lors du rassemblement qui se tenait devant la préfecture de police situés sur l’ile de la cité à Paris.

Et nous conclurons cette émission, en revenant sur le procès des 7 prisonniers du CRA 3 de Mesnil-Amelot qui se sont révoltés le 20 janvier dernier.

DES DÉTENUS PORTENT PLAINTE CONTRE LES CONDITIONS DE VISITE DE LEURS PROCHES.

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Depuis le début de la crise de la Covid-19 véritable État de guerre et d’État d’urgence sanitaire, le gouvernement plutôt que de donner des réponses sanitaires a décidé de privilégier la réponse sécuritaire.

Il en va de l’extérieur des prisons comme de l’intérieur. Le peu d’aménagement gagné de dures luttes est repris petit à petit. Au lieu de faire des tests l’administration pénitentiaire dresse des vitres en plexiglas pour séparer les parloirs entre les prisonniers et leurs proches ; sas de décompression.

Saisi par cinq détenus de la maison d’arrêt de Seysses qui contestent le dispositif de séparation mis en place dans les parloirs depuis le début de la crise sanitaire, le tribunal administratif de Toulouse a confirmé que ce dispositif portait atteinte au maintien des liens entre les détenus et leurs proches,

Depuis la reprise des parloirs en mai dernier, les dispositifs visant, pour des raisons sanitaires, à séparer physiquement les personnes détenues de leurs visiteurs n’ont cessé de se multiplier.

Depuis l’automne, la mise en place de cloisons de plexiglas hermétiques courant du sol au plafond s’est généralisée et la quasi-totalité des boxes de parloir en sont désormais dotés. Chacun d’un côté de la vitre, les détenus et leurs proches se retrouvent ainsi contraint de hausser la voix, parfois jusqu’à hurler, pour s’entendre.

À Seysses, c’est une vingtaine de boxes contigus qui accueillent les visiteurs, dans une cacophonie géante, empêchant tout échange et toute intimité. Ce nouveau dispositif se rapproche désormais des parloirs réservés aux prisonniers punis.

Confronté à une telle situation, cinq détenus de la maison d’arrêt ont demandé à la direction de retirer ce dispositif puis, face à son refus, ont saisi le tribunal administratif de Toulouse en référé. Celui-ci a, dans une ordonnance datée du 18 février 2021, de leur donner raison, confirmant que le fait « de refuser de retirer l’installation de deux plaques de plexiglas séparant les parloirs en deux zones hermétiquement fermées du sol au plafond est de nature à créer un doute sérieux quant à sa légalité dans la mesure où les dégradations acoustiques de telles mesures ne permettent plus aux détenus de maintenir les liens personnels et affectifs avec les membres de leurs familles ».

En outre, prenant acte du fait que la direction a, entre temps, fait percer des trous dans les parois de plexiglas pour faciliter les échanges ainsi qu’elle l’a affirmé dans sa défense, le juge a exigé qu’un contrôle acoustique de cet aménagement soit effectué rapidement, sans la présence des avocats et hors des conditions d’utilisation ordinaire.

En entendant parler de cette plainte 15 prisonniers de la maison centrale de Châteauroux ont entrepris de porter le même recours.

Dans cette émission vous pourrez entendre non seulement les prisonniers de Châteauroux expliquer les conditions de visites sous Covid-19 et les raisons de leur colère, mais également maître julien Brel du barreau de Toulouse et maître Romain profit pour Châteauroux.

Cette initiative renoue, dans un contexte particulièrement difficile, avec l’action collective. Nous verrons combien malgré le fait que la forme choisie ; la contestation juridiques, n’est pas une évidence au sein des prisons.

Cette émission est faite pour soutenir ce dépôt de plainte et sera diffusée le plus largement possible afin que d’autres prisonniers s’en saisissent. Nous saluons ici le courage de ceux et celles qui l’ont intenté et espérons que d’autres feront de même.

HOMMAGE À JIMONY ROUSSEAU-SISSOKO BATTU À MORT PAR DES SURVEILLANTS DE PRISON (rediff.)

Ce lundi, nous vous proposons une rediffusion. Nous vous retrouverons pour de nouvelles émissions début mars.

Bonne écoute !

L’équipe radio de L’Actualité des luttes

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Marche blanche en mémoire de Jimony Rousseau-Sissoko, le 7 février 2021 à Meaux.

Jimony Rousseau est mort, mardi 2 février, à l’hôpital de Jossigny. Le jeune homme, incarcéré au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin, y avait été transféré, c’est là qu’il a succombé à ses blessures. Le 25 janvier, le détenu « vulnérable, [aurait] été roué de coups », portés notamment « à la tête », par « des agents alors qu’il était menotté et maîtrisé au sol », a révélé un surveillant, souhaitant rester anonyme.

On ne parle pas assez des violences pénitentiaires !

Le 7 février, la famille de Jimony a organisé une marche blanche se terminant devant la prison. Une manière d’encourager les prisonniers à témoigner. Plusieurs collectifs ont également pris la parole pour dénoncer les violences policières, faisant le lien avec les violences pénitentiaires.

On n’est pas condamnés à l’échec ! Il faut s’organiser…

La sœur de Jimony, Cora Sissoko, était venue s’exprimer sur les ondes, le 5 février, dans l’émission de « L’Envolée » (diffusée par Fréquence Paris Plurielle, le vendredi de 19 heures à 20 h 30). Nous écouterons son message, puis reviendrons sur les prises de parole, le 7 février, devant le centre pénitentiaire de Meaux. Enfin, nous avons repris le son de « La fin de la police » de la chaîne Youtube Mémoire de lutte.

HOMMAGE À JIMONY ROUSSEAU-SISSOKO BATTU À MORT PAR DES SURVEILLANTS DE PRISON

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Marche blanche en mémoire de Jimony Rousseau-Sissoko, le 7 février 2021 à Meaux.

Jimony Rousseau est mort, mardi 2 février, à l’hôpital de Jossigny. Le jeune homme, incarcéré au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin, y avait été transféré, c’est là qu’il a succombé à ses blessures. Le 25 janvier, le détenu « vulnérable, [aurait] été roué de coups », portés notamment « à la tête », par « des agents alors qu’il était menotté et maîtrisé au sol », a révélé un surveillant, souhaitant rester anonyme.

On ne parle pas assez des violences pénitentiaires !

Le 7 février, la famille de Jimony a organisé une marche blanche se terminant devant la prison. Une manière d’encourager les prisonniers à témoigner. Plusieurs collectifs ont également pris la parole pour dénoncer les violences policières, faisant le lien avec les violences pénitentiaires.

On n’est pas condamnés à l’échec ! Il faut s’organiser…

La sœur de Jimony, Cora Sissoko, était venue s’exprimer sur les ondes, le 5 février, dans l’émission de « L’Envolée » (diffusée par Fréquence Paris Plurielle, le vendredi de 19 heures à 20 h 30). Nous écouterons son message, puis reviendrons sur les prises de parole, le 7 février, devant le centre pénitentiaire de Meaux. Enfin, nous avons repris le son de « La fin de la police » de la chaîne Youtube Mémoire de lutte.

PRISONS : LE JOURNAL « L’ENVOLÉE » CENSURÉ

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« C’est à l’administration pénitentiaire de prouver qu’aucun de ses agents n’humilie ni ne tabasse ceux dont elle a la garde », extrait du communiqué de L’Envolée, à la suite de la censure du n° 52.


Le numéro 52 du journal L’Envolée est censuré dans les prisons. Les pages incriminées par l’administration pénitentiaire (AP) sont celles qui dénoncent plusieurs morts en détention. Dans une note placardée dans tous les établissements et datée du 4 janvier 2021, le ministre de la justice, par la plume de son directeur de l’AP, Stéphane Bredin, vise « un corpus d’articles regroupés sous l’intitulé “Peine de mort en prison” » qui « allèguent des faits de violences volontaires commis par des personnels de l’administration pénitentiaire dans l’exercice de leurs fonctions contre des détenus ayant pu entraîner leur mort ».

Ce numéro – qui a commencé à être distribué en novembre – contient des propos revêtant, selon l’AP, « un caractère diffamatoire » et qu’il est « de nature à inciter à la violence contre les personnels de direction et de surveillance ».

Ils s’appelaient Jimony Rousseau (Meaux-Chauconin, 02.02.2021), Idir (Lyon-Corbas, 09.09.2020), Jaouad (Toulouse-Seysses, 14.04.2018), Sambaly (Saint-Martin-de-Ré, 2016)… Tous les trois jours, l’AP annonce la mort d’un.e détenu.e. Combien de morts suspectes ?

A l’ombre des violences policières, il y a les violences carcérales. Les violences infligées par des surveillants à des détenus est une réalité, confirmée par les nombreux témoignages de prisonniers, des documentaires, des articles de presse, des dossiers d’ONG et des paroles d’avocat.

La France met un tabou sur les réalités carcérales

Si la question des violences policières enflamme le débat public, ces dernières années, il existe un phénomène tout aussi glaçant, dont on parle moins : les violences carcérales. Officiellement, elles n’existent pas.

La censure du journal anticarcéral L’Envolée, qui s’en fait l’écho, est une autre manière d’affirmer qu’elles n’existent pas.

L’administration pénitentiaire justifie en invoquant « l’usage proportionné de la force », arguant même que « le détenu s’est fait cela tout seul ». Depuis 2011, la parole des surveillants est devenue quasiment inattaquable puisqu’ils prêtent serment, sacralisant ainsi leurs paroles et leurs écrits. Les plaintes des détenu.e.s, elles, finissent souvent dans un tiroir et ne seront qu’exceptionnellement instruites.

Ce silence administratif, politique, judiciaire contraste avec ce que de nombreux avocats constatent sur le terrain. Ainsi, Jérémy Kalfon témoignait auprès du journal Libération : « Fréquemment, lorsque nous assistons nos clients en commission de discipline, ces derniers nous révèlent avoir été victimes de violences ou de brimades par des surveillants visant à “rétablir l’ordre” au sein de la prison. Le plus souvent, les détenus présentent les stigmates de ces violences, hématomes, plaies, vêtements déchirés. »

J’ai vu le corps de mon fils plein de coups… sur la tête, mais j’ai du mal à en parler

La mère d’Idir

En juin 2019, l’Observatoire international des prisons (OIP) publiait un rapport montrant la réalité et l’ampleur du phénomène. Depuis 2017, l’OIP reçoit deux signalements par semaine de violences carcérales. Dans la réalité, les chiffres sont sans doute beaucoup plus importants, et pour cause : le ou la détenu.e est enfermé.e avec le ou la surveillant.e violent.e.

Le dénoncer, c’est être constamment « saqué », même brimé, et voir ses conditions de vie, déjà dégradées, se détériorer. Ce huis clos permanent rend la situation des détenus relativement proche de celle des femmes battues dans l’intimité du foyer. Comme elles, le ou la détenu.e violenté.e partage le quotidien avec son bourreau. Et quand un surveillant, gagné par une once de culpabilité, en vient à dénoncer ces faits, sa situation devient intenable.

On ne peut pas filmer les violences à l’intérieur comme à l’extérieur

Dernière minute

Le 4 février, le garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti, revenant sur la mort de Jimony Rousseau, survenue le 2 février à l’hôpital, a demandé une enquête « pour faire toute la lumière » sur cette affaire. Le 25 janvier, le détenu « vulnérable, [aurait] été roué de coups », portés notamment « à la tête », par « des agents alors qu’il était menotté et maîtrisé au sol », a révélé un surveillant, souhaitant rester anonyme. « Les agents ont peur de parler, il y a eu une pression hiérarchique, mais les images des caméras montreront ce qui s’est réellement passé », a-t-il ajouté.

L’Observatoire international des prisons estime que la décision du ministre « mérite d’être soulignée ». Selon l’association, « si les allégations de violences commises par des personnels pénitentiaires à l’encontre de prisonniers sont récurrentes, il est rare qu’elles bénéficient de la part des pouvoirs publics de l’attention nécessaire, de même qu’elles ne font pas suffisamment l’objet d’enquêtes effectives de la part des autorités administratives et judiciaires ».

INTERVENANTES :

Sylvia, coanimatrice de l’émission « L’Envolée » sur les ondes de Fréquence Paris plurielle, reviendra sur la censure du numéro 52.

Suit un entretien réalisé avec la mère d’Idir, mort à la prison de Lyon-Corbas, en septembre 2020. Elle appelle à la lutte contre ces exactions. Contact : association Idir espoir et solidarité (sur Twitter, Facebook, Instagram) ou au 07.83.12.62.26. Une pétition et une collecte sont en cours.

Enfin, Fatou Dieng, sœur de Lamine Dieng, mort entre les mains de la police le 17 juin 2007, a prononcé un discours public le 30 janvier dernier, dans lequel elle dénonce les pratiques policières et carcérales.

KAMEL DAOUDI, ASSIGNÉ À PERPÉTUITÉ

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Kamel Daoudi

Kamel Daoudi a été libéré en 2008 à l’issue d’une peine de 6 ans de prison pour « association de malfaiteurs en relation avec un projet d’attentat terroriste ». Il a été assigné à résidence dès sa sortie de prison, en vue de son expulsion vers l’Algérie. Celle-ci ne peut être exécutée, son assignation à résidence est prolongée depuis lors. Il est assigné sur le périmètre de sa commune de résidence choisie par les autorités, soumis à des mesures de pointage au commissariat et à un couvre-feu quotidien. Depuis 2016, les autorités françaises l’ont transféré dans plusieurs lieux d’assignation à résidence, loin de sa compagne et de ses enfants.


Les autorités motivent le maintien de son assignation à résidence par le fait qu’il n’a pas exécuté son obligation de quitter le territoire français, prononcée par la justice française en 2006. Or, dès 2008, la loi interdisait son expulsion au vu des risques de torture qu’il encourt en Algérie.

Kamel Daoudi a aussi démarché une quarantaine de pays pour l’accueillir, mais tous lui ont opposé un refus clair. Les autorités françaises avaient alors elles-mêmes reconnu qu’il semblait évident qu’aucun pays ne serait susceptible de l’accueillir. Depuis, Kamel Daoudi est devenu père de 3 enfants français et vivant et France, et beau-père d’une 4eme enfant. Un éventuel renvoi violerait donc son droit, ainsi que celui de sa compagne et ses enfants, à la vie privée et familiale.

Kamel Daoudi est assigné à résidence administrative depuis plus de 12 ans, sans que la justice n’ait plus rien à lui reprocher. Le 27 septembre dernier, il cuisinait bénévolement lors d’une soirée dans le bar associatif la Loupiote à Aurillac lorsqu’il a été interpellé à 21h30 par les forces de l’ordre, soit 30 minutes après l’heure du couvre-feu imposé. Immédiatement incarcéré, il a été condamné à 1 an de prison avec mandat de dépôt le 6 octobre 2020.

Le 27 janvier 2021 à Riom à partir de 13h30 se tiendra le procès en appel de Kamel Daoudi, condamné à un an de prison avec mandat de dépôt le 6 octobre 2020 pour ne pas avoir respecté, cet été, le couvre-feu qui lui est imposé depuis 12 ans. Assigné perpétuel, il est l’objet d’un acharnement absurde et cruel de la part des autorités françaises, l’empêchant de pouvoir mener une vie normale avec sa femme et ses enfants, alors que la justice n’a plus rien à lui reprocher. À l’issue de ce nouveau procès en appel, Kamel Daoudi pourrait être relaxé, voir sa peine réduite ou au contraire alourdie, le procureur ayant lui aussi fait appel.

L’assignation à résidence administrative est une punition sans procès.
Décidées sans l’accord d’un juge et le plus souvent sur la base de ces seules notes blanches, renouvelables tous les 6 mois, les assignations à résidence administratives obligent la personne à pointer plusieurs fois par jour au commissariat, à ne pas sortir de la commune ou du territoire d’assignation, et à respecter, chaque soir, un couvre-feu. Sur la durée, elles ont des conséquences souvent très lourdes sur le droit à la vie privée et familiale, sur la possibilité d’avoir un emploi, ou de mener une vie sociale normale pour les personnes qui en sont l’objet.

La condamnation du 6 octobre 2020 était la dernière étape de l’acharnement des autorités françaises à son égard. Car bien que la justice n’ait plus rien à lui reprocher depuis des années, il est de facto condamné à une assignation à résidence perpétuelle.

Le 20 décembre 2018, Kamel Daoudi avait déjà été jugé à Saintes pour deux retards mineurs à ses obligations de pointage et de couvre-feu. Mais le 16 mai 2019, le tribunal l’avait relaxé, au motif notamment que les mesures de l’assignation n’avaient pas été justifiées ni étayées par le ministère de l’Intérieur et le ministère public.

« Aujourd’hui, me revoilà en taule pour une vingtaine de minutes de retard sur le couvre-feu qui m’était imposé depuis les quatre dernières années de mes douze ans de perpétuelle assignation à résidence. Enfermé en quartier d’isolement, à plus de cinq heures de route de ma famille, je suis toujours dans le circuit fluctuant de l’incarcération sous ses diverses formes (prison, CRA, assignation à résidence). »
Kamel

Vous allez pouvoir écouter une émission que nous avons enregistrée en décembre 2017 ou nous recevions dans nos studios Cedric, militant frappé par une assignation a résidence, et diffusions un témoignage de Kamel Daoudi, assigné à résidence depuis 9 ans, à l’époque. Il revient sur cette peine qui ne dit pas son nom, qui donne des pouvoirs incontrôlables à l’administration, notamment envers les sans papier et s’est élargi en passant dans le droit commun après l’État d’urgence de 2015.

Des motifs d’assignation absurdes«

En 12 ans, Kamel Daoudi a déjà été contraint à 13000 pointages et plus de 4000 couvre-feux. Le fait d’avoir enfreint l’obligation de couvre-feu qui lui est imposée arbitrairement depuis des années, que les autorités françaises ne prennent plus la peine de justifier, ne devrait pas faire l’objet d’une telle condamnation. Il est temps, une fois pour toutes, de lever cette assignation à résidence devenue inique, pour pouvoir laisser Kamel Daoudi, sa femme et ses enfants, mener une vie normale. »

MARCHE DES SOLIDARITÉS (rediffusion)

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Nous passerons cette heure d’émission, en compagnie de membres du collectif des sans papiers de Montreuil et aussi d’une membre du collectif des sans papiers du 20ᵉ arrondissement de Paris.

Avec nos invité-e-s, nous ferons un bilan de l’acte 3 de la marche des solidarités et une perspective sur l’acte 4 qui se déroulera le 18 décembre prochain.

LA JUSTICE DES MINEURS: RÉPRIMER TOUJOURS PLUS, ÉDUQUER TOUJOURS MOINS

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Le gouvernement veut créer un code pénal pour les mineurs. Fin 2018, la ministre a annoncé une réforme, par voie d’ordonnance du texte fondateur de la Justice des mineurs, l’ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance en danger et l’enfance délinquante.

Le gouvernement souhaite aggraver la justice des mineurs, pour la rendre encore plus répressive quelle ne l’est pour mettre à genoux la jeunesse.

L’ordonnance de 45, qui faisait théoriquement primer l’éducatif sur le répressif, a été retouchée 38 fois depuis 1945 et à subit une coupe franche sous Sarkozy début 2000.

Actuellement 894 adolescents sont incarcérés (en prison), auxquels s’ajoutent, les jeunes placés en centres éducatifs fermés (54), ceux placés en psychiatrie, les enfants étrangers enfermés en Centre de rétention administrative : en 2018, 208 en métropole, 1221 à Mayotte, auxquels s’ajoutent les 339 mineurs non accompagnés (MNA) enfermés pour un soupçon de majorité.

Le nombre d’enfants incarcérés est de plus en plus élevé depuis une vingtaine d’années Les axes sont : L’âge de responsabilité pénale établie à 13 ans pourra être écarté !!! Accélérer les procédures. Juger les enfants comme des adultes : réduire l’excuse de minorité. Actuellement, les juges pour enfants ordonnent des mesures éducatives fictives, la PJ J est tellement sous-dotée, qu’il n’y a personne pour les mettre en œuvre. Certaines mesures ne sont plus possibles, les lieux de placement éducatif adaptés ont été fermés.

Nous avons demandé à Meriem, avocate au SAF-syndicat des avocats de France et à une éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) rencontrée lors d’un rassemblement de nous en parler.

MARCHE DES SOLIDARITÉS

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Nous passerons cette heure d’émission, en compagnie de membres du collectif des sans papiers de Montreuil et aussi d’une membre du collectif des sans papiers du 20ᵉ arrondissement de Paris.

Avec nos invité-e-s, nous ferons un bilan de l’acte 3 de la marche des solidarités et une perspective sur l’acte 4 qui se déroulera le 18 décembre prochain.

ÉVACUATION DU CAMPS DE SAINT DENIS/ FEMMES DE CHAMBRE IBIS BATIGNOLLES/ CONFINEMENT EN PRISON

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Dans l’émission de ce jour, nous diffuserons trois reportages : le 1er est un montage sur les prises de paroles concernant l’évacuation du camp de Saint-Denis ce 17 novembre.

Le 2ᵉ est un montage sur une prise de parole concernant les 16 mois de gréves reconductible des femmes de chambres de l’hôtel IBIS Batignolles.

Le dernier concernera la vie en confinement de 2 prisonniers ainsi que de leurs familles. Avec la lecture de deux lettres une de l’intérieur de la prison et l’autre de l’extérieur.

LES CENTRES DE RÉTENTION ADMINISTRATIF

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Depuis le début de la crise de la Covid 19, le trafic aérien est extrêmement limité, beaucoup de frontières sont fermées mais des personnes continuent d’être enfermées dans les centres de rétention administrative (CRA). Mercredi 28 octobre, le gouvernement annonce un deuxième confinement et la fermeture totale des frontières extérieures à l’Europe. Pourtant, l’État refuse toujours de fermer les centres de rétention !

Dans l’émission de ce jour et de manière réguliere, nous revenons sur la situation au sein des centres de rétention en compagnie d’un membre de l’équipe de l’émission l’envolée.

Nous débuterons cette émission par un tour d’horizon de différent mouvement qui ont eu lieu ses dernière semaines, suivra la lecture d’un communiqué des prisonniers en gréve de la faim au CRA de Vincennes. Ensuite, nous parlerons du mouvement de révolte qui a eu au CRA du Canet à Marseille début Novembre.

En seconde partie d’émission, nous parlerons de la situation au centre de rétention du Mesnil-Amelot et nous diffuserons un entretien réalisé avec une proche d’un prisonnier du CRA.

Nous terminerons cette émission avec la lecture d’un texte de Laurent Jacqua ; lettre d’un prisonnier covid 1984.

CENTRE DE RÉTENTION DE VINCENNES / MARCHE NATIONALE DES SANS PAPIERS

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En fin de semaine dernière , plusieurs mobilisations ont eux lieu sur la question des sans papiers.

Au début de cette émission , nous serons devant le centre de rétention de Vincennes ou le 16 octobre dernier, un rassemblement se tenait, afin d’exiger immédiatement la fin des expulsions forcées reprises récemment, la fin des rafles et des contrôles aux faciès par la Police.Dans ce premier reportage , nous entendrons les prises de paroles et entretien réalisé ce même jour.

En seconde parties d’émission , nous serons dans les cortèges de la marche nationale des sans papiers qui arrivé ce 17 Octobre à Paris. Dans ce reportage, nous entendrons plusieurs interventions , notamment celle d’un salarié de la société de livraison de repas a domicile Frichti , l’interview du porte parole de la CSP 59  entre autres . Bonne écoute!

RAFFINERIE DE GRANDPUITS / GEORGE IBRAHIM ABDALLAH

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Une centaine de salariés des raffineries de Total se sont rassemblés le 13 octobre devant le siège du groupe pétrolier où se tenait un comité d’entreprise sur la future reconversion de la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne).

Parmi les manifestants, une soixantaine de salariés de la raffinerie étaient présents, rejoints par des salariés des raffineries de la Mède (Bouches-du-Rhône) et de Carling (Moselle), de Donge et des militants algériens venus dénoncer la fragmentation des roches par Total pour forer le gaz de schiste mettant en danger une réserve d’eau gigantesque en Algérie.

Selon Total « fin 2023, il n’y (aurait) plus une goutte de pétrole sur ce site », la reconversion n’entraînerait aucun licenciement mais des départs à la retraite anticipée et des mobilités internes vers d’autres sites.
Un budget de 500 millions d’euros, devrait être investi dans la production de biocarburants et de bioplastiques, et de l’exploitation de deux centrales solaires photovoltaïques, selon le géant français.

Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah
Détenu depuis 36 ans par l’État Français, Georges Ibrahim Abdallah devrait être dehors depuis 1999.
Maintenu en prison, sous la pression des États unis et d’Israël, il est grand temps qu’il retourne au Liban, sa terre natale. Le 24 octobre un rassemblement se tiendra devant la maison centrale de Lannemezan ou il est incarcéré, pour demander sa libération.
Pour contact : Campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com

MARCHE CONTRE LES CENTRES DE RÉTENTION

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A quelques jours de l’arrivée de la marche des solidarités , dans l’émission de ce jour , nous faisons le point sur la situation du mouvement des sans papiers.

Nous commencerons ce tour d’horizon avec un membre de l’émission l’ envolée, qui nous fera un tour d’horizon de la situation dans les centres de rétention

Nous poursuivrons avec le témoignage d’une proche d’un prisonnier du centre de rétention de Vincennes et ceci avant le rassemblement qui se tiendra vendredi 16 Octobre devant ce même centre à 16h30 RER A Joinville-le-pont.

Puis nous terminerons cette émission avec un membre de la CSP Montreuil , qui nous parlera de la marche des solidarités et de la manifestation de ce 17 Octobre en direction de l’Élysée .

IL FAUT DÉSENGORGER LES PRISONS ! (REDIFFUSION)

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Les prisonniers se révoltent partout en France pour dénoncer le traitement désastreux du gouvernement face à la pandémie de covid 19. Le chômage et des politiques répressives ont engorgé les prisons. Les prisonniers s’entassent à 3 ou 4 dans 9m2 dans les maisons d’arrêts. La santé, là moins qu’ailleurs, ne fonctionne. C’est une véritable catastrophe sanitaire programmée!

Il faut absolument libérer massivement des prisonniers? l’annonce de Belloubet d’élargir 5000 détenus, est dérisoire.

Dans et déjà, il est tout à fait possible de faire sortir en aménagement de peine à l’extérieur tous les détenus qui purgent une peine de moins d’un an, et ils sont au moins 30000 dans ce cas… sans compter les fins de peine, les prisonniers en attente de procès et une pensée particulière pour les prisonniers malades et âgés qui sont plus encore exposés à la contagion. N’oublions pas que leurs santés c’est aussi la notre.

MARCHE DES SOLIDARITÉS / SNCF; DÉCONFINEMENT DE LA RÉPRESSION / RÉCUPÉRATION DE TERRES

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A quelques jours de la marche des solidarité qui se déroulera ce 30 Mai à Paris ,nous vous diffusons une série de reportage réalisé a Montreuil , avec dans un premier temps , une rencontre avec des anciens habitants du foyer Baras et ensuite un reportage réalisé par le groupe du 14 Octobre.

En seconde partie d’émission , nous reviendrons sur le déconfinement de la répression a la SNCF avec Eric Bezou, cheminot menacé de licenciement pour son engagement syndical.

Nous refermerons cette émission , avec un reportage fait par le Proceso de Liberacion de la Madre Tierra, un mouvement de récupération de terres par des communautés Nasa du nord du Cauca en Colombie, qui luttent contre les grands industriels de la canne à sucre.

LUTTES AU CRA

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Dans l’émission de ce jour, nous parlons de la situation des personnes enfermées en centre de rétention, avec différentes prises de position sur la lutte à mener au sein de ces lieux d’enfermement en pleine épidémie de Covid 19.

COVID 19: INSPECTION DU TRAVAIL / LOGEMENT ET LIEUX D’ENFERMEMENTS

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Dans cette émission nous diffusons plusieurs interviews et reportages; d’une inspectrice du travail qui reviendra sur la situation d’inspection du travail en temps de confinement , ensuite nous écouterons un militant du DAL qui reviendra sur les problèmes de logement aggravé par la situation de confinement puis, vous pourrez entendre un témoignage d’un ancien prisonnier sur la question de mise en place du confinement notamment dans les lieux d’enfermement.

LA SITUATION DES MIGRANTS EN EUROPE

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Dans cette émission on donne la parole aux enfermés des Centres de Rétention. La machine de démolition bat son plein et les mecs sont à bout.

On va entendre le témoignage d’une personnes transférée du Cra du Mesnil-Amelot au Cra de Oissel suite aux révoltes qui ont eu lieu les 11 et 12 avril et dont on vous parle dans une précédente émission diffusée dans L’actualité des luttes le 14 avril.

Ensuite on vous diffuse trois témoignages de personnes enfermées au CRA de Vincennes, enregistrés vendredi 17avril et qui décrivent les conditions effroyables d’enfermement alors que l’épidémie se répand. On apprend que les personnes infectées par le virus et dans un état critique ne sont pas transférée à l’hôpital.

Dans la deuxième partie d’émission des camarades font un point sur la situation des sans-papiers en Belgique, en Italie et en Grèce au temps de confinement. Bonne écoute!

ENFERMER, CONFINER, DÉROGER

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Après un mois de confinement dans les prisons françaises, nous voulions faire un point. Demander aux prisonniers et à leurs familles comment ça se passe à l’ intérieur, demander à l’OIP- observatoire internationale des prisons , puis qu’il s’est fait débouter du recours qu’il avait déposé pour alerter sur la surpopulation carcérale nécessitant des libérations conséquentes et des mesures sanitaires.

Meriem avocate du 93 et membre du SAF- syndicat des avocats de France revient sur le quotidien de l’application de la justice sous covid-19 ou le droit de la défense, les possibilités de recours, ou même les libérations prévues sont remis en question. Et quand les règles du droit ralentissent ou gênent , il suffit d’en changer, vite et sans débat ni concertations… sous État d’urgence.

LES CENTRES DE RÉTENTION EN RÉVOLTE

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Depuis le début du confinement de nombreuses révoltes ont lieu dans les lieux d’enfermement.
Ce week-end ce sont les prisonniers en centre de rétention qui ont pris la parole afin d’exiger leur libération immédiate ou leur expulsion : révolte au CRA de Vincennes ,du Mesnil Amelot et gréve de la faim a Oissel

Dans cette émission nous avons réunis les témoignages réalisé le 12 et 13 Avril par le Paria.fr et Abaslescras et diffusés sur parislutte.info afin de faire le suivis de ces événements.

Cette émission a été réalisé en collaboration avec nos camarades de l’envolée émission anti carcérale sur fpp 106.3

Vous pourrez aussi entendre l’interview de Brahim, postier dans les Hauts de Seine qui nous informe du suivis de leur mobilisation

TÉMOIGNAGE EN CENTRE DE RÉTENTION

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Dans l’émission de ce jour nous allons parler de centre de rétention en vous partageant des témoignages en collaboration avec l’envolé.

IL FAUT DÉSENGORGER LES PRISONS !

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Les prisonniers se révoltent partout en France pour dénoncer le traitement désastreux du gouvernement face à la pandémie de covid 19. Le chômage et des politiques répressives ont engorgé les prisons. Les prisonniers s’entassent à 3 ou 4 dans 9m2 dans les maisons d’arrêts. La santé, là moins qu’ailleurs, ne fonctionne. C’est une véritable catastrophe sanitaire programmée!

Il faut absolument libérer massivement des prisonniers? l’annonce de Belloubet d’élargir 5000 détenus, est dérisoire.

Dans et déjà, il est tout à fait possible de faire sortir en aménagement de peine à l’extérieur tous les détenus qui purgent une peine de moins d’un an, et ils sont au moins 30000 dans ce cas… sans compter les fins de peine, les prisonniers en attente de procès et une pensée particulière pour les prisonniers malades et âgés qui sont plus encore exposés à la contagion. N’oublions pas que leurs santés c’est aussi la notre.

COVID-19 : PAROLES DE PRISONNIERS

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Depuis Mardi dernier , nous sommes confiné-e-s dans nos appartements et autre logis suite a l’intensification de l’épidémie de coronavirus qui sévit depuis plusieurs semaines.

Quand est il dans les lieux d’enfermement ? voici le thème de notre émission aujourd’hui , préparée avec un membre de l’équipe radio de l’émission anti-carcérale l’envolée.

Nous commencerons cette émission par des témoignages de prisonniers en centres de rétention de la région parisienne et de Lyon. Ensuite , nous entendrons trois témoignages de prisonniers de maison d’arrêt .

Voici quelques mouvements survenues il y a quelques jours

une mutinerie est en cours au centre pénitentiaire de Maubeuge. Une centaine de détenus sont concernés. Il y a de nombreuses dégradations. L’ERIS (équipes régionales d’intervention et de sécurité) de Lille se rend sur place. La police arrive également en renfort. De nombreux feux ont été déclenchés dans différentes parties de la prison. Situation très tendue sur place

une mutinerie est en cours au centre pénitentiaire de Longuenesse. Au moins 30 détenus détruisent les grillages. Ils ont également bloqué la porte de la cour de promenade afin d’empêcher les agents de l’ouvrir. L’ERIS était sur place à 16h00. Les détenus réclament plus de douche, plus de lavage du linge et le port du masque pour les agents. L’incident était clos à 16h45. 5 détenus ont été placés au quartier disciplinaire.

Incidents en cours au centre pénitentiaire de Meaux. L’ERIS de Paris se rend sur place. 57 détenus refuseraient de réintégrer les bâtiments. Vers 16h00, les détenus sont remontés après avoir eu l’information que l’ERIS arrivait. Un détenu a tenté de s’évader. Il est actuellement en garde à vue. L’incident est clos dans cette prison.

Incidents en cours au centre pénitentiaire de Nantes. Les détenus refusent de réintégrer les bâtiments. Vers 16h30, l’incident était clos dans cette prison.Incidents en cours à la maison d’arrêt de Carcassonne. 11 détenus refusent de réintégrer. L’ERIS de Toulouse est en route vers la prison.

Mutinerie en cours au centre de détention d’Uzerche. 40 détenus sont sur les toits. Une centaine d’autres sont dans des zones interdites de la prison. Les surveillants ont quitté un bâtiment en urgence qui est pris d’assaut par les détenus. La situation est très tendu sur place.

Incidents en cours à la maison d’arrêt de Moulins. Les détenus refusent de réintégrer les bâtiments. A 18H15, les détenus remontaient en cellule. Incidents clos dans cette prison.

Incidents en cours à la maison d’arrêt de Limoges. 25 détenus refusent de réintégrer. Les forces de l’ordre sont sur place. L’ERIS de Bordeaux est en route vers l’établissement.

Incidents en cours au centre pénitentiaire de Rennes-Vezin. 150 détenus refusent de réintégrer. L’ERIS de Rennes est sur Place

Incidents en cours à la maison d’arrêt de Saint-Malo. Les détenus refusent de réintégrer. À 18h10, les détenus ont été réintégrés. 2 sont placés au quartier disciplinaire. Incidents clos dans cette prison.

Incidents en cours à la maison d’arrêt de Nice. Une trentaine de détenus refusent de réintégrer. L’ERIS de Marseille est en route vers l’établissement.

Incidents en cours à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. 250 détenus refusent de réintégrer à l’issue des promenades. L’ERIS de Paris est en route vers la prison

COVID-19

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Dans l’émission de ce jour nous ferons un direct pour parler du CORONAVIRUS plus particulièrement dans les lieux de détentions!

CENTRE DE RÉTENTION, LE COMBAT CONTINU

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Dans l’émission de ce jour nous faisons le point sur les problèmes dans les centres de rétentions qui ne s’arrangent pas ainsi que dans d’autres lieux d’enfermement!

CENTRE DE RETENTION

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Dans l’émission de ce jour nous faisons le point sur les centres de rétention en direct des studios de FPP avec comme invité un animateur de l’émission l’Envolée. Nous diffuserons des reportages et témoignages en direct du centre de rétention de Vincennes et de celui de Oissel.

Pour plus d’information : abaslescras.noblog.org

LES CENTRES DE RÉTENTION


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Aujourd’hui , notre rendez vous mensuel avec l’équipe de l’envolée sur les centres de rétention.

Deux interventions illustreront cette émission .Dans un premier temps , nous serons avec des prisonniers du centre de rétention de Vincennes qui nous parlerons des circonstances de la mort de Mohamed il y a deux mois dans ce même centre .

Ensuite nous aurons par téléphone , une militante présente sur la manifestation parisienne de la journée internationale des migrant-e-s qui se tenait ce 18 Décembre.

LES CENTRES DE RÉTENTION


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Aujourd’hui dans cette émission , nous nous retrouvons comme chaque mois avec un membre de l’équipe radio de l’émission anti-carcérale l’envolée . En sa compagnie , sera question de l’actualité concernant les centres d’enfermements pour étrangers .

Dans la première partie d’émission , nous aurons un appel téléphonique d’un prisonnier du centre de rétention du Mesnil-Amelot , il nous parlera de la situation dans ce centre.

MORT DE AMARA FOFANA A LA PRISON DE REAU 77

 

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« -Bonjour commissariat de police, c’est bien vous Mr Fofana le frere de Amara Fofana?

-Oui c’est bien moi!

-Je vous appelle pour vous annoncer la mort de votre frere en prison… »

Voila comment mahamadou Fofana apprend la mort de son frere ce 27 mai 2019 par un appel masqué, nous ferons le point dans cette émission sur cette affaire avec des témoignages de témoins et proches de Amara Fofana

SOLIDARITE AVEC LES GILETS JAUNE INCARCÉRÉS

 

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Lors du festival des luttes populaires qui s’est tenu près de Narbonne le 27, 28 et 29 septembre, après une prise de parole sur la prison, la défense collective du sud s’est présentée. Le collectif s’est créé face à un constat; on ne laisse pas les copains dans les mains de la justice et se faire broyer par la prison. Un regroupement s’est constitué, pour les contacter : soutienincarcere11@gmail.com

 

 

CENTRE DE RETENTION / GRANDE DISTRIBUTION


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Dans cette première partie d’émission nous vous parlerons des luttes qui continuent dans les centres de retentions. Ensuite nous parlerons des luttes qui continuent dans les grandes distribution.

LES CENTRES DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE


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190626 centre de retention

Nous poursuivons notre rendez-vous mensuel avec l’équipe radio de l’émission anti carcérale l’envolée diffusée sur FPP le vendredi de 19h à 20h30 et nous parlons de la situation dans les centres de rétention pour migrant-e-s.

tout au long de cette émission , nous diffuserons des témoignages de Fleury-Mérogis et des Baumettes et nous aurons par téléphone des témoignages de prisonniers de centres de rétention du Mesnil-Amelot prés de Roissy et de Plaisir dans les Yvelines.

Nous terminerons cette émission par une vue européenne en passant par l’Allemagne avec Alain , membre du CISPM.Coalition Internationale des Sans-Papiers, Migrant-e-s, Réfugié-e-s et Demandeurs d’asile

OMERTA, OPACITÉ, IMPUNITÉ DANS LES PRISONS.


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La violence est intrinsèque à la prison. Impossible d’enfermer, de priver de liberté sans contraintes. La violence des surveillants y règne cachée derrière les hauts murs.

L’observatoire international des prisons vient de rédiger une « ENQUÊTE SUR LES VIOLENCES COMMISES PAR DES AGENTS PÉNITENTIAIRES SUR LES PERSONNES DÉTENUES ». Nous les recevons ce jour pour informer et ne pas accepter l’arbitraire, l’impunité, les tabassages et parfois même la mort qui rodent dans un silence terrible.

Vous pourrez entendre également le témoignage d’un co-détenu sur une mort suspecte à Réau intervenue le 26 mai 2019 et la parole d’un détenu de Fleury-Mérogis.

LES CENTRES DE RETENTION


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Vue générale réalisée le 19 janvier 2008 du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot au nord de Paris. Des associations européennes appellent ce jour militants et citoyens à protester contre l'enfermement des étrangers sans papiers, alors qu'une directive sur leur rétention et leur expulsion pourrait être adoptée lors du premier semestre 2008. AFP PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN / AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

Dans cette émission nous allons faire un point sur les centres de rétention.

GILETS JAUNES ST NAZAIRE / CONDITIONS DE VIES DÉSASTREUSE DANS LES CENTRES DE RÉTENTION


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Dans cette 1ere partie d’émission nous ferons un petit point sur les gilets jaune à st Nazaire.

Dans la 2eme partie nous parlerons des grèves de la faim, des refus de soin, des émeutes, des occupation des couloirs pour empêcher les déportations, des réunions et des manifestations se sont tenues à l’intérieur de ces centres de rétention, nous aurons des témoignages sur cette maltraitances subies à l’interieur.

« GRAND DÉBAT » ET « VRAIS DÉBATS » / ITALIE : NON AUX EXPULSIONS


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Pour ne pas être dupes du grand débat et se désolidariser des « intellectuels » qui ont participé au débat organisé par Macron. Les enseignant(e)s chercheur(e)s et Gilets Jaunes, observent de près comment le gouvernement s’y est pris pour l’encadrer, en posant ses questions, et en passant, à présent, à la moulinette algorithmique des réponses établies qui ne le contraindront pas à modifier sa feuille de route. Parallèlement, des gilets jaunes ont utilisé le même outil informatique, mais de manière ouverte et horizontale, pour mettre en place un « vrai débat »… Plusieurs groupes de gilets jaunes (paris et province) étaient présents.

A l’initiative du collectif « Gilets Jaunes enseignement-recherche », et des signataires de l’appel « Nous sommes tou.t.s des gilets jaunes », se tenait à paris le 27 mars une première rencontre publique.Dans cette première partie d’émission , nous vous en diffusons quelques échos

En seconde parties d’émission , nous serons sur un repas de solidarité qui se tenait le 24 Mars dernier a la cantine des Pyrénées , en soutien aux militant-e-s de Turin et du Centre social anarchiste l’Asilo

PRISON DE CONDE-SUR-SARTHE


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Dans cette émission, nous reviendrons sur cette affaire ou un détenu aurait attaqué au couteau deux surveillants le 5 mars.

DÉMONTER LES CENTRES DE RÉTENTION !


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Les Centres de Rétention Administrative sont au cœur des politiques d’expulsion des personnes non françaises. Ils matérialisent un type de répression raciste banalisée par plus de quarante ans de construction d’un « problème » migratoire par des politiques sécuritaires et des discours xénophobes.

Dans l’émission de ce jour , nous entendrons les interventions qui se tenaient le 8 février 2019 à l’ EHESS- école des hautes études en sciences sociales

LES CENTRES DE RÉTENTION ADMINISTRATIF


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Dans l’émission de ce jour , nous faisons un point sur la lutte contre les centres de rétention et pour cela, nous aurons par téléphone des témoignages de prisonniers de ses centres avec notamment une gréve de la faim qui a eu lieu il y a quelques jours au centre de rétention de Vincennes.

LA LUTTE S’ÉTEND DANS LES CENTRES DE RÉTENTION / TOULOUSE VIRE AU JAUNE


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Alors qu’une grève de la faim a débuté dans deux bâtiments a Vincennes début Janvier. Que la répression des grévistes, leurs déportations ou leurs transferts vers d’autres CRA ont presque fait cesser la grève dans le bâtiment B2 de Vincennes , au CRA 2 de Mesnil-Amelot ,une grande majorité des prisonniers du centre de rétention administratif n°2 de Mesnil-Amelot (près de l’aéroport Charles de Gaulle en ile de France),décidèrent avant le repas du soir du 08 janvier de se mettre en grève de la faim pour au moins deux jours.

Dans cette première partie d’émission , nous seront en studio avec deux anciens prisonniers de ses centres de rétention administrative et ils nous parlerons de leur passage dans ses prisons pour étranger-e-s.

pour plus d’info le site abaslescra@noblogs.org contact: anticra@riseup.net le tel 07 55 96 68 80

En fin d’émission , nous seront à Toulouse dans un reportage réalisé les 19 et 20 Janvier dernier lors de la mobilisation des gilets jaunes.

POSTIERS ET POSTIÈRES EN GRÉVE DEPUIS 9 MOIS / GRÉVE DE LA FAIM DANS LES CENTRES DE RÉTENTION


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Deux sujets dans l’émission de ce jour.Dans ce premier reportage , nous serons devant le siège de la poste dans le 15eme arrondissement de Paris ce 15 Janvier ou des facteurs / factrices et soutien furent présent-e-s pour accueillir Philippe Wahl et Bruno Le MAIRE qui venait présenter leurs vœux pour l’année 2019 au siège de La Poste.Un rappel : 150 postières et postiers du 92 en grève depuis le 26 mars 2018.

Dans le second sujets , nous diffuserons des témoignages de prisonniers de centres de rétention administratif , notamment de Oissel et du Mesnil-Amelot . Ce 3 janvier, une grève de la faim a débuté dans le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes et le 8 janvier, elle s’est étendue aux CRA du Mesnil-Amelot, d’Oissel et de Sète.

LES CENTRES DE RÉTENTION EN LUTTE


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En ce début d’émission , nous aurons par téléphone Jean-baptiste Eyraud , président de l’association droit au logement pour l’action de Réquisition du 122-126 rue du château des rentiers (13e) Vide depuis 2017 Ex-locaux de la brigade financière Propriété du groupe AMUNDI.

Depuis le 3 janvier, une grève de la faim collective a éclaté au bâtiment A2 du centre de rétention de Vincennes. Le soir même un communiqué sortait, pour appeler a la solidarité dehors.

Dans la suite de l’émission , nous reviendrons sur ce mouvement dans les centres de rétention et a cette effet , nous diffuserons un témoignage d’un prisonnier du centre du Mesnil-Amelot et nous aurons par téléphone des personnes détenues au centre de rétention de Oissel près de Rouen.

Pour plus d’information : https://abaslescra.noblogs.org et anticra@riseup.net

LE TRAVAIL EN PRISON : LA SERVITUDE ORGANISÉE.


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L’Observatoire des prisons (OIP), La Cie Jolie Môme et les Amis du Monde diplomatique de Saint-Denis , organisait le 22 Février dernier une rencontre-débat sur le travail en prison.
Sans droits, sans statut, les travailleurs détenus sont corvéables à merci, otages d’un système qui relève du premier âge industriel. Comment imaginer alors le travail comme l’outil de réinsertion. Si les blocages sont nombreux, les initiatives ne manquent pas, en France ou à l’étranger, pour dessiner les contours de ce que pourraient être le droit et l’organisation du travail en prison.

Nous entendrons les interventions de Marie Cretenot,de OIP, qui coordonne le pôle recherche et plaidoyer et qui mène un travail d’analyse des politiques pénales et pénitentiaires et de plaidoyer auprès des pouvoirs publics en se basant sur les constats issus du travail d’observation de l’association mais aussi sur les enseignements de la recherche, sur les retours d’expériences menées en France et à l’étranger et sur les recommandations des instances internationales et de Nadia Menenger, auteure de « A ceux qui se croient libres ».

Et sur ce même thème , nous terminerons cette émission avec le témoignage d’un ancien prisonnier qui nous parlera de son expérience de travailleur en prison.

CENTRE DE RÉTENTION : PAROLE DE L’INTÉRIEUR


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A l’occasion de l’appel du collectif des sans papiers de Paris 1 à l’organisation de rencontres le 20 novembre et d’une manifestation le 23 novembre contre la politique anti migratoire et les centres de rétention, nous recevons , des animateurs de l’émission de radio l’envolée diffusée sur Fréquence Paris plurielles et plus particulièrement l’équipe qui parle des centres de retentions et de la question des migrants / migrantes . Et dans l’émission de ce jour , nous entendrons également deux témoignages de personnes emprisonnées dans des centres de rétention.

ABOLIR LA PRISON ?


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Cette émission est un entretien avec Tony Ferri l’auteur de « Abolir la prison, l’indispensable réforme pénale » édité chez Libre et solidaire.

Comment penser abolir la prison dans un système capitaliste, c’est-à-dire basé sur l’exploitation et l’inégalité ? N’est-ce pas illusoire et naïf

Comment penser venir à bout de l’enfermement en restaurant la peine amende ; valeur première du capitalisme qui divise et humilie : l’argent ?

Au-delà du constat d’une prison mortifère, peut-on aujourd’hui dans l’état actuel de la critique et des formes d’organisation faire des propositions alternatives? ? Toute réforme n’accompagne-elle pas le système quand elle ne nait pas de la révolte des dépossédés ?

FRONTIÈRES ET LIEUX D’ENFERMEMENT


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Dans l’émission de ce jour,il sera question de la situation des personnes qui tente de venir en Europe et a travers des témoignages, les conditions de vie dans les centres de rétention.

FABRICE BOROMÉE / AMADOU KOUMÉ


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Depuis 2012, Fabrice Boromée subit l’enfermement dans les quartiers d’isolement des prisons en métropole.
Dans ce début d’émission , nous parlons avec Christine Ribailly membre de son comité de soutien , de ses conditions d’emprisonnement et du changement relatif de son incarcération.

En seconde partie d’émission , nous serons avec Jessica koumé pour revenir sur les circonstances de la disparition de son mari amadou Koumé dans la nuit du 5 au 6 mars 2015 , mort entre les mains de la police et des suites de cette affaire.

Et en fin d’émission , nous ferons un point sur la gréve a la SNCF.