GAZ ET ÉLECTRICITÉ ; VERS UNE PRIVATISATION ? / RÉVEILLON AVEC LES GRÉVISTES DE L’HÔTEL IBIS BATIGNOLLES

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Dans l’émission de ce jour, nous poursuivons la diffusion de reportages retraçant une partie des mobilisations de cette fin d’année 2020.

Le projet « Hercule » semble motivé par deux objectifs apparents. Le premier est celui de mettre fin au mécanisme ARENH, qu’EDF juge « asymétrique », grevant ses recettes, et l’empêchant de financer son projet industriel. Le second, est d’éviter la mise en concurrence des concessions hydroélectriques demandée par l’Union européenne. Quelle en sera la conséquence pour la population ?

Le 17 décembre dernier, des gazières et gaziers, ainsi que des électriciens et des électriciennes, se sont retrouvés une journée pour protester contre ce projet de privatisation et de vente à la découpe. Dans ce premier reportage, nous entendrons notamment, un entretien réalisé lors du rassemblement qui se tenait près du ministère des finances, avec une salariée d’EDF recherche & développement des Hauts-de-Seine.

Dans la suite de l’émission, nous entendrons l’entretien réalisé le 18 décembre dernier avec un salarié de Renault.

Nous poursuivrons avec la diffusion d’une interview d’un salarié de la raffinerie Grandpuits en Seine-et-Marne et en lutte contre 700 suppressions d’emplois.

Nous terminerons cette émission avec les femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, en grève depuis dix-sept mois, qui organisaient un réveillon de lutte non loin de l’hôtel Novotel des Halles à Paris et, dans ce reportage, nous entendrons notamment l’entretien réalisé avec Rachel, gouvernante à l’hôtel Ibis Batignolles.

Soutien aux grévistes de l’hôtel Ibis Batignolles.

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Le 22 novembre 2019 s se tenait une réunion en soutien aux 24 travailleur/ses dont 23 femmes de chambre de l’hotel Ibis des Batignolles en grève depuis le 17 juillet. Cette rencontre était organisée par le collectif féministe révolutionnaire qui dénonce une organisation du travail prédatrice, sexiste et raciste, et demandent la fin du recours à la sous-traitance et de meilleures conditions de travail.
Une de leurs collègues a de plus été violée par l’ancien directeur de l’hôtel aujourd’hui protégé par le groupe ACCOR.
Après 4 mois de grève, le groupe ACCOR refuse toujours de négocier sérieusement. Plutôt que d’écouter leurs revendications et de trouver des solutions pour améliorer leurs conditions de travail, le groupe ACCOR préfère payer des avocats et intenter des actions en justice pour remettre en cause leur droit de grève. Désormais, le piquet de grève ne pourra plus se tenir devant l’hôtel IBIS, c’est du jamais vu dans les hôtels parisiens ! Un véritable recul démocratique pour tou-te-s les travailleur/ses !
Les grévistes ont plus que jamais besoin de votre soutien pour contraindre la direction à entamer les négociations et sortir victorieuses de ce conflit du travail !
Alors que le gouvernement est en train de passer deux des réformes les plus catastrophiques de ces dernières années, celle du régime des retraites et celle de l’assurance chômage, l’heure est à l’unité dans la lutte ! Le travail est un lieu d’exploitation pour tout·te·s et qui s’appuie de plus sur le racisme et le sexisme.
Battons-nous pour une grève illimitée à partir du 5 décembre et pour une grève indissociablement anticapitaliste, antiraciste et antisexiste!