QUE PENSER DES « ALTERNATIVES » A LA PRISON ?

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À L’occasion d’une conférence donnée à Montréal peu après la publication de Surveiller et punir, en 1976, Michel Foucault avance l’idée que les sanctions « alternatives », loin de rompre avec l’emprisonnement, reviennent bien souvent à étendre les murs de la prison à toute la société.

En effet, le progressisme pénal semble aller de pair avec le développement des techniques de surveillance. Devant les transformations pénales, la bonne question est donc la suivante : font-elles décroître le contrôle social ou contribuent-elles à l’étendre et à le diffuser ? En une époque où le confinement et la surveillance ne concernent plus seulement les prisonniers, mais toute la population, la lecture rétrospective d’« Alternatives » à la prison suscite de nombreuses interrogations.

Des textes de Sylvain Lafleur, Tony Ferri et Anthony Amicelle viennent actualiser ces analyses. Un ouvrage dirigé par Sylvain Lafleur. » »Alternatives » à la prison
Michel Foucault Paru le 29.1.21 /112 pages/14 euros.

Nous avons demandé à Tony Ferri d’échanger sur cette nouvelle publication qui d’une manière prémonitoire dénonce les errances des gauches en mal de projet politique de rupture, qui ne proposent que d’étendre l’enfermement hors les murs.

L’actualité donne raison à Foucault, en constatant que les « peines alternatives » bien loin de faire reculer l’institution prison : 72000 prisonniers aujourd’hui contre 35000 quand il écrit, étend à l’infini la surveillance, le contrôle, l’enfermement domiciliaire : 180000 personnes sous main de justice.

C’est pourquoi nous les appellerons des « peines supplémentaires ». Les nouvelles technologies, notamment le numérique, viennent permettre à l’œil de l’État de s’infiltrer partout, de réaliser si l’on n’y prend garde le panoptique parfait…


LES RADIOS ASSOCIATIVES FACE AU PASSAGE A LA RADIO NUMÉRIQUE TERRESTRE

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Dans cette émission, il est question de radio et plus précisément d’un
changement qui ne fait pas beaucoup parler de lui alors qu’il a des
implications importantes : le passage de la radio FM telle qu’on la
connaît à la radio dite numérique (DAB+ pour Digital Audio
Broadcasting), imposé par les autorités audiovisuelles.

On pourrait penser qu’il ne s’agit que d’un détail technique sans conséquences sur
le fond, même s’il aura des conséquences sur nos porte-monnaies
puisqu’il faudra forcément remplacer nos vieux transistors et autoradios
pour recevoir la radio en DAB+. Mais ce sont bien les implications
politiques de ce changement dont nous parlons dans l’émission
d’aujourd’hui en particulier pour les radios locales et associatives
telles que Fréquence Paris Plurielle.

On revient d’abord sur la mobilisation des radios associatives contre le
passage au format numérique lorsqu’il a été annoncé à la fin des années
2000, avec une archive de 2010 extraite d’une rencontre sur l’autonomie
des radios libres.

On reçoit ensuite deux militants des radios libres pour discuter des
modalités et des implications de ce basculement de la FM au DAB+ :
Clément de Radio Galère (88.4fm à Marseille) et Guy de Fréquence Paris
Plurielle.

Autonomie (ou non) de la diffusion, rapports avec les opérateurs commerciaux, manque de financements publics et débrouille pour continuer d’émettre sans pub, importance de défendre la FM et la liberté qu’elle permet sur nos antennes : il y a vraiment beaucoup à dire sur l’avenir des radios libres !

BOYCOTT DE L’APPLICATION STOP COVID-19

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Traçage numérique, dans un premier temps pour notre bien et notre santé, et après une fois que le dispositif est mis en place plus rien n’arrêtera les États de ficher nos déplacements et nos rencontres.

La quadrature du net nous parle de cette volonté de tracer la population grâce au numérique. Il ont déposé un recours avec la LDH; recours rejeté. A défaut de mettre en place de véritables moyens sanitaire les gouvernements ont opté pour le contrôle, la répression, l’ enfermement; comme à son habitude.

Un appel à boycotter l’application stop covid-19 a été lancé par Écran total, et le groupe de travail  » digitalisation, TIC et 5G » de l’ organisation Écologistes en action pour refuser la numérisation de nos vies.