L’HÔPITAL TOUJOURS EN COLÈRE / LES STRATÉGIES SYNDICALES / APPEL A SOUTIEN

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Dans ce premier reportage , nous naviguerons entre les hôpitaux Robert Debré à Paris et Avicenne à Bobigny ou ce 4 Juin la colère se faisait entendre.

Nous poursuivrons avec un entretien réalisé le 4 Juin dernier avec ED, éboueur a la ville de Paris . En sa compagnie, nous reviendrons sur la lutte de Décembre dernier sur le projet de loi sur les retraite.

Nous terminerons cette émission avec un appel a soutien pour un Syndicaliste de la RATP qui passe en conseil de discipline ce Mercredi 10 Juin .

COVID-19: QUELLE SORTIE SOCIALE DU CONFINEMENT ?

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Comment vit on cette période de confinement dans divers secteurs salariés ? quel sont les rapports de forces qui se produisent. Voici les questions qui se posent dans l’émission de ce jour.

Nous commencerons avec le témoignage d’un postier sur les mesures sanitaires mise en place par la poste.

Suivra le récit de Joëlle qui travaille comme aide aux personnes handicapé-e-s dans l’éducation nationale

Nous terminerons cette émission avec deux témoignages du secteur ouvrier . Le premier sera celui de Ghislaine , ouvrière a l’usine automobile PSA Poissy et suivra le récit d’une personne travaillant dans une usine de transformation laiterie au pays basque. Bonne écoute !

QUEL TRAVAIL SOCIAL EN CONFINEMENT ?

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Aujourd’hui une chronique sur la santé, suivie de deux entretiens autour du travail social et de ses transformations en temps de confinement : – le planning familiale pour un entretien réalisé le 7 avril – Allison assistante social en hôpital psychiatrique et militante au sein de la commission du travail social pour un entretien réalisé le 30 mar

PRÉCARITÉ CHÔMAGE

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Dans l’émission de ce jour nous parlerons précarité et chomage.

En réalité, la question du « nombre de chômeurs » est piégée : les chiffres du chômage sont un enjeu de luttes, qui engagent un ensemble d’institutions et d’acteurs politiques, administratifs, médiatiques, militants, etc.
Leur brouillage sert les intérêts des politiques d’austérité budgétaires actuelles, qui affaiblissent le service public et ont pour objectif de diminuer les redistributions des ressources publiques, tout en retraduisant la dégradation du marché du travail (développement des contrats courts et des temps partiels : actuellement, plus de 8/10e des emplois disponibles sont des CDD).
Les deux principaux indicateurs sont celui du BIT et le nombre d’inscrits à Pôle Emploi. Du fait de sa fonction de contrôle des chômeurs, Pôle Emploi distingue d’abord les personnes « tenues de chercher un emploi » (catégories A, B et C : 5,4 millions d’inscrits) de celles qui ne le sont pas (catégories D et E : 0,7 millions d’inscrits). La distinction des catégories A, B et C reflète la dégradation actuelle des conditions d’activité des travailleurs : 4 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi et tenues de chercher un emploi sont sans activité ou ayant travaillé moins d’un mi-temps au cours du mois précédent (3,3 millions en catégorie A, c’est-à-dire n’ayant pas travaillé le moins précédent, et 720 000 relèvent de la catégorie B, c’est-à-dire qu’elles ont travaillé moins de 78h). 1,4 millions ont travaillé plus de 78h le mois précédent (catégorie C). Autrement dit, les « chiffres du chômage » reflètent l’explosion de l’intermittence de l’emploi.
En outre, le nombre inscrits à Pôle Emploi ne recouvrent pas la totalité des personnes qui n’ont pas d’activité rémunérée et sont à la recherche d’un emploi. Ainsi, près d’un quart des chômeurs au sens du BIT n’y sont pas inscrits (càd 22% des 2,4 millions personnes qui n’ont pas travaillé au cours d’une semaine de référence et sont disponibles dans les 15 jours). 
Au-delà de l’intérêt politique, électoraliste, à publier de « bons chiffres du chômage », il y a évidemment un enjeu budgétaire de manipulation des catégories: Mathieu Grégoire et Claire Vivès indiquaient en 2018 que seuls 51% des chômeurs étaient réellement indemnisés, quand Pôle Emploi mettait en avant un pourcentage de 69% de chômeurs dits « indemnisables ». Ce glissement masquait la part croissante des chômeurs non indemnisés au cours des quinze années précédentes et, comme le notaient alors les auteurs « on semble ainsi faire de moins en moins cas de la fonction première de l’assurance chômage : indemniser. » (note de l’IES, n°42, mars 2018) La réforme de novembre 2019 marque une rupture, et elle est d’une grande violence institutionnelle, mais elle est aussi un point d’aboutissement des politiques répressives menées depuis plusieurs années.