le 12 février 2026
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Ce jeudi 12 février, un rassemblement a eu lieu devant le siège d’Amazon, afin de dénoncer la répression du géant américain envers ses propres salariés et les conditions de travail infernales au sein de l’entreprise. Afin de témoigner, l’actualité des luttes a reçu Mattheo, qui a travaillé dans une filiale d’Amazon, en tant que livreur, au cours des derniers mois. Il a pu se confier sur sa propre expérience dans l’entreprise, rythmée par une cadence et une charge de travail infernales, et la surveillance constante de sa hiérarchie. Des méthodes généralisées et loin d’être anodines : Amazon emploi particulièrement des jeunes, avec peu d’expérience dans le monde du travail et en situation précaire, afin de s’assurer une main d’œuvre exploitable, sans connaissance de ses droits. Nous avons également recueilli le témoignage de Rita, qui nous a contacté en direct depuis le siège d’Amazon, où elle participait à la manifestation. Elle a raconté comment s’organise la répression au sein de l’entreprise et comment les employés sont poussés à bout. Des témoignages éloquents, qui montrent encore l’impact négatif des Gafam, qui méprisent plus que tout les droits des salariés.
Communiqué de presse en vue du rassemblement appelé le 12 février :
” L’Union syndicale Solidaires appelle à un rassemblement le 12 février à 11h devant
le siège d’Amazon France afin de dénoncer les sanctions, pressions et
licenciements visant des salarié·es et représentant·es syndicaux engagés dans la
défense de leurs droits.
Depuis plusieurs années, les travailleurs et travailleuses d’Amazon France
s’organisent pour obtenir le respect du droit du travail, de la santé, de la sécurité et
de conditions de vie et de travail dignes. En retour, la direction d’Amazon multiplie
les mesures disciplinaires et les tentatives d’intimidation à l’encontre de celles et
ceux qui s’expriment collectivement. Elle change ainsi arbitrairement d’équipe les
représentant-es syndicales sans égard pour leurs contraintes personnelles. Elle
licencie un salarié pour des absences imaginaires ou encore après avoir expliqué à
un autre qu’elle ne comprenait pas pourquoi elle l’avait convoqué à un entretien
disciplinaire ! Pourtant quelques jours après, celui-ci est quand même licencié !
Cette situation est inacceptable. Le respect des droits sociaux et syndicaux est une
obligation légale et une condition essentielle au bon fonctionnement de l’entreprise.
Nous demandons :
– l’annulation des sanctions injustifiées,
– la réintégration des salarié·es et syndicalistes sanctionné·es ou licencié·es,
– la fin de toute forme de répression ou de discrimination syndicale.
Pour le respect des droits et de la dignité des salarié·es, mobilisons‑nous
massivement.”