Les 19 et 20 mars 2026, à Limoges, deux personnes étaient convoquées par la justice, à la suite d'une enquête de plusieurs mois menée « avec les moyens de l'antiterrorisme » et d'un contrôle judiciaire de près de cinq ans, pour répondre de l’accusation de « dégradations de biens par des moyens dangereux pour les personnes » et « d'association de malfaiteurs. Les faits incriminés étaient sabotages, par incendie de véhicules et d'une antenne relais réalisés en opposition au déploiement du compteur Linky et de la 5G, en février 2020 et janvier 2021. Ce qui nous a particulièrement intéressé dans ce procès, c'est que les inculpés et leur comité de soutien ont décidé de renverser les charges en faisant dehors comme dedans la salle d'audience le procès des nouvelles technologies numériques. Ils ont décidé de citer Victor Cachard, Célia Izoard, Jean-Michel Hupé, mathieu Amiech, Sandrine Larizza et Romain Couillet.
Environ 200 personnes se sont rassemblées durant le procès, les 19 et 20 mars 2026. La salle d’audience, de capacité limité, n'a pas permis à toutes d'assister aux audiences. Les places debout étaient préemptées par les forces de l'ordre, en effectif croissants la seconde journée. L'organisation locale a permis la tenue d'un rassemblement avec banderoles et petits stands en face de la cité judiciaire, l'accueil de rencontres et de discussions en trois lieux. Le regroupement de deux cantines solidaires a permis de restaurer tout le monde.
Le 3 avril 2026, le tribunal de Limoges a rendu son délibéré : les deux personnes sont condamnés l'un à une peine de trois ans d'emprisonnement avec sursis simple et l'autre à une peine de deux ans d'emprisonnement avec sursis simple. Ils ont en outre l'interdiction de se fréquenter pendant trois ans. En attendant que passent un jour à la barre, ou devant la cours du peuple et de leurs victimes, les véritables criminels...