non au déménagement de l’inspection du travail en Préfecture ! / soutien a pierre et benoît, inspecteur du travail à Grenoble

le 2 novembre 2026

En cette première partie d'émission, nous entendrons le reportage réaliser ce 8 octobre 2028, devant le siège de la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) du Val-d'Oise, sur le rassemblement des inspecteurs et inspectrices du travail contre le déménagement de l’inspection du travail en Préfecture.

Dans ce cadre, les déménagements dans les départements se sont multipliés avec unique boussole les coupes budgétaires. Les opérations dites de « densification immobilière » ont entassé les salarie-é-s dans des bureaux partagés, dégradant les conditions de travail et l’accueil du service public. Le rapport APTEIS rappelle les effets délétères de cette situation sur la santé physique et mentale des salarie-é-s.

Deux projets de déménagement en Ile-de-France démontrent la volonté de passer un cap supplémentaire qui est totalement inacceptable. Dès le début de l’année 2027, la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) du Val-d’Oise qui comprend l’inspection du travail déménagerait dans les locaux de la Préfecture du département. De même, le site détaché d’inspection du travail de Mantes-la-Jolie de la DDETS des Yvelines serait à l’été 2027 intégré dans la sous-préfecture située dans la même ville.

Quid des travailleuses et des travailleurs sans-papiers qui auraient besoin de la protection de nos services pour faire respecter leur droit ? Comment assurer un minimum de confiance dans l’inspection du travail s’ils doivent se rendre dans une Préfecture qui les maltraite comme le révèle récemment l’arrêt du Conseil d'état du 5 mai 2026 et les nombreuses obligations de quitter le territoire français (OQTF) qui sont délivrées à tour de bras ? Comment s’assurer qu’elles et ils ne subiront pas un contrôle policier à la sortie de l’inspection du travail qui les conduiraient dans un centre de rétention ?

PIERRE ET BENOÎT INSPECTEUR DU TRAVAIL A GRENOBLE

Une mutation disciplinaire et un blâme. Telles sont les sanctions qui ont été proposées, le 15 septembre 2026, par la commission administrative paritaire (CAP) contre les deux inspecteurs du travail grenoblois mis en cause par leur direction. Pierre et Benoît, tous deux syndicalistes Sud, sont notamment accusés de « harcèlement moral » par une supérieure hiérarchique.

Ces poursuites relèvent de représailles dans la mesure où elles sont survenues seulement quelques jours après les mobilisations du 1ᵉʳ mai 2026, alors que le gouvernement cherchait à imposer une remise en cause du caractère chômé de cette journée.

Dans cette seconde partie d’émission, nous allons entendre un extrait de l’émission du site blast du 3 août 2026, qui sur cette affaire interroge l’indépendance de l’inspection du travail et le fonctionnement même de l’État.

Lundi 12 octobre 2026, le ministère du Travail a annoncé ses décisions concernant pierre et Benoît inspecteurs du travail menacés de sanctions graves, l’un d’entre eux était menacé de mutation disciplinaire :15 jours de suspension pour l’un et un blâme pour l’autre. Accusés par leur hiérarchie de harcèlement moral, les deux inspecteurs contestent ces accusations et continuent de dénoncer une procédure-bâillon.