LES SOULÈVEMENTS DE LA TERRE / LES GILETS JAUNES

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Le 29 juin 2021 commencer a Paris les actions du « GRAND PÉRIL EXPRESS », en lien avec la campagne « Des soulèvements de la terre ».

Du Triangle de Gonesse aux Jardins des Vaites, dans le bocage breton de Saint-Colomban, sur les terres paysannes de Haute-Loire, à Grenoble, Dijon, Rennes, Aubervilliers, Saclay, la bétonisation détruit aujourd’hui espaces naturels, terres agricoles et jardins populaires.

Le Grand Paris est à lui seul une catastrophe écologique, démocratique et économique. Il incarne tous les maux de notre société : accaparement des terres, destruction et bétonisation des terres agricoles et paysannes aux profits des grands industriels, corruption & déni démocratique, sans parler des atteintes irréversibles à la biodiversité.

Cette semaine d’action est coorganisée par Extinction rébellion et s’inscrit dans la campagne Les Soulèvements de la Terre initié début mars par un large ensemble de fermes, syndicats paysans, zads, associations et collectifs issus du mouvement climat. Une série d’actions d’occupation de terres menacées par le béton et de blocages d’industries responsables de l’artificialisation des sols est en cours depuis.

Dans une première partie d’émission, nous vous diffusons le montage d’un reportage réalisé le 29 juin lors de l’occupation du site de Lafarge au Port de Gennevilliers avec un entretien de plusieurs membres du collectif des soulèvements de la terre qui reviennent sur l’ensemble de cette campagne amorcé en mars à Besançon. Elle vise à fédérer des luttes pour la défense des terres en ville comme à la campagne et regroupe des collectifs locaux et des organisations nationales (la Confédération
paysanne, Extinction rébellion…).

L’action « grand péril express » de cette semaine visait l’industrie du béton (sites d’entreprises multinationales qui produisent le ciment et le béton qui servent à construire les infrastructures du grand paris qui asphyxient des centaines d’hectares et d’habitants en Île-de-France).

Dans une seconde partie d’émission, nous vous diffusons un montage des prises de parole du collectif des mutilés pour l’exemple qui avait lieu a la Parole errante. À l’occasion de la 6ᵉ assemblée des assemblées gilets jaunes qui se tenait à Malakoff une rencontre public ouverte à toutes et tous avait lieue parallèlement à la parole errante le 24 juin dernier.

Bonne écoute

Plus d’info sur :

https://lessoulevementsdelaterre.org/

https://laparoleerrantedemain.org/index.php/2021/06/26/le-village-de-lada-6/

PAS DE POUBELLE NUCLÉAIRE EN MEUSE/ JARDIN À DÉFENDRE

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Les 1er, 2 et 3 juin au Tribunal de Bar-le-Duc se tenait le procès des sept « malfaiteurs » de la lutte à Bure. Des ami.e.s luttant contre le projet de méga-poubelle atomique Cigéo(centre industriel de stockage géologique).

Il n’y a toujours aucun déchet nucléaire à Bure. Pour autant, nous sommes à un moment charnière, car Cigéo pourrait bientôt être reconnu d’utilité publique : expropriations, défrichement du Bois Lejuc et premiers chantiers pourraient voir le jour d’ici à 2022.

Dans cette première partie d’émission, nous entendrons un entretien réalisé a bar le Duc lors du procès dit des sept « malfaiteurs » et nous serons avec Régine et Patrick membres de BURESTOP 55 / Collectif Meuse contre l’enfouissement des déchets radioactifs. En leurs compagnies, nous ferons un point d’étape du projet Cigéo et des luttes qui se mènent contre ce projet.

En seconde partie d’émission, nous irons du côté du jardin des vertus à Aubervilliers qui fait face à une menace de destruction d’une partie de ses jardins, pour la construction d’une piscine olympique et d’un solarium pour les jeux olympique de 2024.

Dans ce reportage, réalisé le dimanche 6 juin 2021, nous vous proposons une ballade a la rencontre de ceux et celles qui défendent le maintien de ce jardin.

Bonne écoute !

Pour plus information sur la lutte contre cigéo :
CONTACT MAIL : info@burestop.eu

FACEBOOK : https://www.facebook.com/Burestop/


Pour nous rejoindre, participer à la mobilisation, visiter les jardins, et plus d’infos sur :
Facebook : www.facebook.com/JardinsAubervilliers/
Twitter : www.twitter.com/JardinsAuber
Instagram : https://www.instagram.com/sauvons_les_jardins_d_auber/

email : jardinpasdengin(@)riseup.net

LES JARDINS DES VERTUS / IL FAUT SAUVER LA BUTTE ROUGE ET SES JARDINS

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Aubervilliers 17 avril 2021 ; manifestation contre la destruction d’une partie des jardins. Crédit photos Tomislav

Dans l’émission de ce jour, nous irons de jardin en jardin

Au pied du fort d’Aubervilliers, les jardins des Vertus sont cultivés depuis un siècle par des jardinier·es  et des ouvrier·e·s qui y font pousser des courges, des pommes de terre, des tomates, de la sauge, des cerisiers, des pommiers, des belles de nuit ou encore des amaranthes.

Mais ce trésor de petites parcelles et de cabanes est aujourd’hui menacé : la Société du Grand Paris veut y stocker les déblais du chantier de la station Fort d’Aubervilliers de la nouvelle ligne 15 du métro. Plusieurs milliers de mètres carrés de jardin et des dizaines d’arbres sont menacés de finir sous les gravats.

Comble du cynisme, ce ne sont pas les bassins qui vont détruire les jardins, mais un « Splashpad, un pentagliss, un solarium minéral et un village finlandais » tout ceci dans un des quartiers les plus pauvres de France.

Ce 17 avril 2021, une marche partait de la mairie d’Aubervilliers pour se rendre au jardin des vertus, près du fort d’Aubervilliers. C’est le reportage réalisé ce samedi d’avril que vous allez entendre. Nous y entendrons pêle-mêle ; les brigades de solidarité populaire, une réflexion sur la société du grand Paris, une occupante du théâtre de l’Odéon et un membre des jardins familiaux de Fleury-Mérogis


En seconde partie d’émission, nous revenons sur la cité jardin de la butte rouge et la volonté de la mairie de Châtenay-Malabry de la détruire.

La Butte Rouge est une cité jardin est un patrimoine architectural populaire magnifique qui peut disparaitre. Conçu dès les années 30, il abrite 8000 habitants sur 72 hectares dans un écrin de verdure, d’arbres centenaires, de jardins ouvriers… Les promoteurs lorgnent depuis longtemps sur cet espace proche du bois de Verrières, non loin du parc de sceaux, de la vallée aux loups et à 15 km de Paris. C’est indéniable, pour eux, cette cité est trop bien pour les prolos et le projet du grand Paris les éjectera toujours plus loin de la capitale.

Ce projet de démolition porté par la mairie de Châtenay-Malabry (92290) ferait perdre 2000 à 3000 logements HLM : à bas loyer. Cette disparition importante de logements sociaux programmée viendrait aggraver la crise du logement déjà patente en Île-de-France. Il faut rappeler que c’est dans ces logements que vivent les personnes et familles privées d’emploi, des smicards, tous les premiers de corvée.
Le gouvernement a débloqué deux milliards supplémentaires de fonds à l’ANRU(agence nationale de rénovation urbaine) avec l’engagement d’Action logement dans une rénovation urbaine adaptée au contexte d’urgence, et pourtant il continue à donner son feu-vert à de multiples démolitions.

Malgré les campagnes mensongères orchestrées par le maire et les promoteurs ; la cité est viable et nécessite effectivement des travaux de rénovation pour entretenir le patrimoine et résoudre les problèmes d’humidité, de chauffage… Comment expliquer que la mairie et l’office HLM aient pu laisser vivre des familles avec des enfants malades dans des appartements dangereux pour leur santé alors qu’ils peuvent leurs en accorder un autre et engager des travaux dans ceux qui en ont besoin ? Pourquoi mettre il en avant le besoin de détruire la cité par le manque d’accessibilité pour les personnes handicapées alors qu’il suffit de construire des rampes d’accès.

Si, au dire de monsieur le maire monsieur Segaud, les journalistes et les collectifs de défense de la cité de la butte rouge auraient fait circuler des chiffres fantaisistes, c’est dû à un manque de transparence de sa part. En effet, aucune maquette n’a à ce jour été révélée aux habitants. Quelles formes auront les bâtiments, ou seront-ils implantés, quelle hauteur, quelle largeur auront-ils ? C’est le flou, les grands mots et les belles promesses qui suscitent inquiétude et légitimes suspicions. De plus ce projet est vivement combattu par les plus grands noms de l’architecture comme Jean Nouvel, les descendants des bâtisseurs de la cité les sirvin, Jean-Louis Cohen, Christian de Portzamparc, ou les architectes tout récemment récompensés par le Prix Pritzker 2021 : Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal.

Le classement de la cité jardin de la butte-rouge en patrimoine culturel est primordial pour la sauver. La mairie sous couvert de protection a fait voter la modification du Plan local d’urbanisme qui permettra la démolition de la cité, malgré le résultat largement défavorable de l’enquête de proximité.

L’État dispose de tous les leviers pour s’opposer à ce projet porté par la ville de Châtenay-Malabry :
• Il peut refuser de financer la démolition des logements sociaux via l’ANRU.
• l’État peut refuser le dé-conventionnement des logements sociaux, sur l’ensemble du périmètre de la cité-jardin, sans lequel la mairie ne peut démolir.
L’argent sera-t-il plus fort que la logique et que les besoins du peuple, l’argent sera-t-il plus fort que la nécessité de préserver notre environnement.

Les prises de paroles que vous pouvez entendre dans cette émission ont été enregistrées lors des délibérations du 18 mars 2021 du conseil du territoire.

THÉÂTRE DE L’ODÉON / POLE EMPLOI

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Paris 20 mars 2021 ; théâtre de l’Odéon crédit photo Ludivine bantigny

Denis Gravouil, le négociateur CGT sur l’assurance-chômage est sidéré. « On frise l’incompétence ! », s’emporte-t-il, à la lecture du décret de la réforme d’assurance-chômage, publié le 31 mars au Journal officiel« Le ministère du Travail n’a pas réagi aux alertes et laissé passer des inégalités flagrantes ! » Réforme de l’assurance chômage qui rentre en vigueur le 1er juillet 2021

Dans l’émission de ce jour, nous allons nous pencher sur cette réforme et sur la précarité quelle accentuera.

Nous débuterons cette émission, par une série d’entretiens réalisé par un camarade intermittent, la semaine dernières à l’intérieur du théâtre de l’Odéon toujours occupé

En seconde partie d’émission, nous serons à Aubervilliers ou avait lieu devant le pole emploi une action de tractage, le 29 mars 2021 et nous pourrons entendre un entretien avec Pierre Garnodier, secrétaire du comité national CGT des privé-e-s d’emploi et des précaires et l’intervention d’un demandeur d’emploi sur la stratégie des syndicats.

LA REFORME DE L’ASSURANCE CHÔMAGE

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Élisabeth Borne a présenté début mars, le contenu du nouveau décret qui s’appliquera au 1er juillet. Sans grands changements sur le fond par rapport à la version initiale de 2019.

Les économies se feront au prix d’une baisse des allocations chômage pour des centaines de milliers de demandeurs et demandeuses d’emploi. 840 000 plus exactement, selon les estimations de l’Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce (Unedic), soit 38 % du total des chômeurs en France.

Certain-e-s demandeurs et demandeuses d’emploi pourraient voir leur allocations chômage baisser de 250 € par mois, selon ce nouveau mode de calcul.

Dans l’émission de ce jour, nous revenons sur cette réforme de l’assurance chômage et nous le ferons par la diffusion de la rencontre qui se tenait le 15 mars 2021 a la bourse du travail d’Aubervilliers et organisé par la CGT secteur des travailleurs privés d’emploi et précaires.

Et nous débuterons cette rencontre avec l’intervention de Pierre Garnodier, secrétaire général du Comité national des travailleurs privés d’emploi et précaires CGT qui poseras les cadres de cette réforme.

Il sera également question, de l’accès des sans papiers salariés aux allocations chômage.

LE TRIANGLE DE GONESSE : UNE PREMIÈRE ZAD EN RÉGION PARISIENNE/ JEUX OLYMPIQUES 2024

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Triangle de Gonesse, 22 février 2021

Alors que le gouvernement n’a toujours pas fait connaître son choix pour l’avenir du Triangle de Gonesse et l’autonomie alimentaire des Franciliens, les citoyens mobilisés ont choisi de défendre ce patrimoine commun, en vertu de l’article L110-1 du code de l’environnement. Cette préservation signifie l’abandon par le gouvernement de la gare au milieu des champs, à la fois inutile et dispendieuse des deniers publics. Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) rappelle aussi que les seuls transports aujourd’hui nécessaires sont situés dans des zones proches des habitant-e-s.

Le samedi 13 février 2021, se tenait devant la gare de Villiers-Le-Bel-Gonesse-Arnouville, un rassemblement organisé par des associations du territoire (Villiers-le Bel Voisins solidaires, l’Amicale des locataires du parc CDC Habitat, Vel & Bel, Villiers-Le-Bel Écologie sociale et populaire, ADHEVO) pour réclamer l’abandon de la gare Triangle de Gonesse et l’amélioration des transports du quotidien.
Dans ce premier reportage, nous entendrons les prises de paroles et les entretiens réalisé avec une gilet jaune de Saint-Brice et une occupante de la zone à défendre du triangle de Gonesse.

Le dimanche 7 février, joignant la parole aux actes, des signataires déterminés du Serment ont décidé de tenir leur engagement en protégeant les terres de façon plus active encore : ils occupent un terrain sur le Triangle, déclaré première ZAD en Ile-de-France.

Nous étions présents quelques jours avant l’expulsion du 22 février et nous avons réalisé un entretien avec un occupant de la ZAD qui nous parlera de  la mise en place de cette occupation.

Nous terminerons cette émission avec un reportage réalisé le 6 février 2021 sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris, concernant l’opposition a la tenue des jeux olympiques de 2024. Nous entendrons l’entretien réalisé ce samedi avec des membres des jardins ouvriers d’Aubervilliers, concernés par la construction d’infrastructures liées au JO 2024.