JUSSIEU : Grève du personnel de nettoyage / QUEL ENSEIGNEMENT POUR LA LANGUE BRETONNE ?

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Paris 21 septembre 2021 ; Jussieu : Salarié-es du ménage en grève. Crédit photos Serge D’IGNAZIO Ouvrier/Photographe
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Le 14 septembre dernier, a débuté à l’université de la sorbonne Jussieu, une grève des salarié-e-s du nettoyage.

La direction de l’université, sous-traite le nettoyage à la société Arc En Ciel qui exploite les salarié.e.s, allant jusqu’à des pratiques illégales. Arc En Ciel a fait signer des contrats antidatés à des salariés comprenant mal le français pour pouvoir les virer. Ces salariés travaillaient sans contrat depuis février.

Arc En Ciel fait travailler en août 20 salariés au lieu des 30 déclarés à l’université qui n’a rien contrôlé. Ces 20 salariés ont donc fait le travail de 30 agents ce qui était déjà insuffisant pour décaper les locaux, nettoyer l’ensemble des parkings du site et nettoyer toutes les toilettes de Jussieu chaque jour et de vider toutes les poubelles du site deux fois par semaine. Une salariée devait nettoyer à elle seule 160 WC par jour : elle a fini aux urgences.

Des centaines d’heures complémentaires n’ont pas été payées : par exemple 164 heures complémentaires non payées pour une salariée, maîtrisant mal le français.

Arc En Ciel a imposé la diminution des cotisations sociales : pour 10 euros gagnés par un salarié, Arc En Ciel cotise 40 euros de moins qu’à la Sécurité Sociale. Avec ce système, les agents perdent entre 20 et 30 euros par mois lors de leur retraite.

C’est dans ce contexte que le mardi 21 septembre, se tenait à l’entrée de l’Université un grand rassemblement de soutien au personnel en grève et nous vous proposons en première partie de cette émission, le reportage réalisé ce même jour.

En juin dernier à l’occasion de l’arrivée de la Redadeg, près de 15 000 bretons défilaient dans les rues de Guingamp pour s’opposer à la décision du Conseil Constitutionnel annulant en partie la loi Molac sur les langues dites régionales et déclarant l’enseignement immersif anticonstitutionnel. C’était le point culminant d’une série de mobilisations en faveur de l’enseignement en langue bretonne dans toutes les filières et pour une Convention État Région pour la transmission et l’usage des langues Bretagne ambitieuse et à la hauteur des attentes des Bretonnes et des Bretons.

Dans l’enseignement bilingue public on dénombre de multiples difficultés : fermetures, projets d’ouvertures non aboutis, difficultés de recrutement… :

Dans le secondaire aux lycées de Guingamp, Morlaix et dans les collèges de Callac, Plouha, Lanmeur, Ploemeur, St-Brieuc et dans le primaire à Cléder, Cleden-Poher, Morlaix, Ploezal-Runan, Montfort-Sur -Meu, Languidic

Dans les écoles Diwan les classes des collèges du Releg-Kerhuon et de Plesidy sont surchargées notamment par ce qu’y sont accueillis les élèves à qui l’État n’est pas capable d’offrir la continuité pédagogique dans la filière bilingue publique (jusqu’à 40 élèves par classe !!)

Nous vous proposons en seconde partie d’émission, un entretien réalisé il y a quelques jours avec un professeur de langue bretonne.

Bonne écoute !

LUTTE CONTRE LE BAC CONTINU

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Dans cette première semaine de Février des mouvements de gréve et de blocage ont eu lieu dans divers lycées contre les E3C Les épreuves communes de contrôle continue

Dans l’émission de ce jour , nous vous proposons en nouvelle diffusion les reportages réalisés le 3 Février dernier Au lycée Mozart du Blanc-Mesnil (93) et sur plusieurs lycée d’Ivry le 5 Février

LES GAZ LACRYMOGENES / RÉPRESSION JUDICIAIRE AU LYCÉE

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En ce début d’émission nous saurons avec Benjamin et en sa compagnie nous parlerons des méfaits des gaz lacrymogènes.

En seconde partie d’émission , nous reviendrons sur cette affaire qui a eu lieu Il y a bientôt un an, partout en France, la répression s’abattait sur le mouvement lycéen pour le terroriser.

Dans ce contexte, un tag politique inscrit à l’extérieur du lycée Romain Rolland à Ivry Macron démission , entraînait l’arrestation puis la garde à vue de plusieurs lycéens, un blocus de plusieurs semaines, de nouveaux tags et de nouvelles arrestations plus brutales encore.

Nous en parlons avec Ghaïs ancien élève du lycées , actuellement étudiant et lui même perquisitionné.